
Le Barça et le Real se sont neutralisés (2-2) lors du dernier clásico de la saison de Liga, dimanche. Ronaldo et Bale ont chacun répondu à Suarez et Messi, au cours d'un match fou où Barcelone a fini à dix, après l'expulsion de Sergi Roberto.
Récent champion d'Espagne, le FC Barcelone a concédé un match nul 2-2 en infériorité numérique face au Real Madrid, dimanche 6 mai, dans un clasico électrique. Le Barça poursuit ainsi sa série d'invincibilité en Liga et peut continuer à rêver d'une saison sans défaite, une possible première.
Pour la 36e journée, les Blaugrana ont mené deux fois au Camp Nou grâce à une volée de Luis Suarez (10e) et un but de Lionel Messi (52e), entaché d'une faute préalable. Mais les hommes de Zinedine Zidane, à onze contre dix après l'exclusion de Sergi Roberto (45e+2), ont égalisé à chaque fois : d'abord par Cristiano Ronaldo (15e), touché à une cheville sur l'action et remplacé à la pause, puis par Gareth Bale (72e).
Et dire que ce clasico devait être "décaféiné", c'est-à-dire pour du beurre. C'est tout le contraire qui s'est produit dans un duel accroché et polémique, dont le résultat préserve la dynamique barcelonaise : 42 matches d'affilée sans défaite en Liga (record d'Espagne) et la possibilité, à trois matches de la fin, d'être la première équipe depuis les années 1930 à remporter la Liga sans perdre.
Cela n'a aucune influence sur le classement puisque le Barça (1er, 87 pts) est champion depuis le week-end dernier et puisque le Real (3e, 72 pts) a davantage l'esprit tourné vers sa troisième finale de Ligue des champions d'affilée, le 26 mai à Kiev contre Liverpool.
Pépin pour Ronaldo
L'entraîneur merengue Zinédine Zidane espérait un match intense en guise de répétition générale ? Il a été servi puisque le dernier clasico d'Andrés Iniesta, salué par une ovation vibrante à sa sortie du terrain (58e), a débouché sur un bras de fer... tournant parfois au pugilat.
Après l'ouverture du score de Suarez (10e), Ronaldo a surgi en se jetant sur la ligne (15e) et égaler ainsi Alfredo Di Stéfano comme meilleur buteur merengue dans l'histoire des clasicos (18 buts). Sur le coup, le Portugais a subi une torsion de sa cheville droite qui a alimenté les craintes à 20 jours de Kiev. Mais il a fait signe qu'il pouvait continuer, avant de céder sa place à la pause à Marco Asensio, sans doute par précaution.
La fin de la première période a été pénible pour le Barça qui, étouffé par le pressing merengue, ne parvenait plus à contrôler la balle, contredisant ironiquement le vaste "tifo" déployé avant le match: "Le ballon nous rend plus grands".
Finalement, à force de mettre le pied, les esprits ont commencé à s'échauffer. Et si cela faisait dix ans qu'un clasico de Liga se disputait sans enjeu, cela faisait presque aussi longtemps que l'atmosphère de cette confrontation n'avait pas été aussi brûlante.
Avec AFP