logo

Congrès du PS : Olivier Faure, nouveau Premier secrétaire, attaque Macron sur la réforme institutionnelle

À Aubervilliers, dimanche, le nouveau Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a commencé son mandat en attaquant la réforme constitutionnelle prévue par Emmanuel Macron. Il a appelé de ses vœux un référendum.

Fraîchement intronisé Premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure a réservé l’une de ses premières attaques à la réforme institutionnelle prévue par Emmanuel Macron. Lors de son discours de clôture du 78e congrès du PS, dimanche 8 avril à Aubervilliers, près de Paris, il a implicitement appelé le président de la République à convoquer un référendum pour entériner cette réforme, plutôt que de passer par un vote du Congrès.

"Je le dis ce matin à Emmanuel Macron : M. le président, si vous voulez avoir un débat sur une refondation de la République, ayez le courage de le faire devant le peuple et avec le peuple", a-t-il déclaré, dénonçant un "marché de dupes" qui va "affaiblir tous les contre-pouvoirs".

"Si nous, nous proposions une réforme, ce serait d'abord pour rééquilibrer les pouvoirs entre le président, le Premier ministre et le Parlement. Ce serait pour permettre aux citoyens de faire irruption dans le débat public, pour valoriser les syndicats, les corps intermédiaires, pour reconnaître, au cœur de la République, les acteurs des territoires", a affirmé le député de Seine-et-Marne, président du groupe Nouvelle gauche à l’Assemblée nationale.

"Cette réforme n'a rien d'une refondation de notre République"

"Mais dans la réforme qui nous est proposée, [...] il n'y a rien de tout ce que je viens de dire, rien de cette ambition. Cette réforme n'a rien d'une refondation de notre République. Alors pour nous, la réponse est simple : c'est non", a ajouté Olivier Faure.

L'exécutif, qui a dévoilé cette semaine les contours de la réforme institutionnelle qu’il envisage, veut notamment 30 % de parlementaires en moins et 15 % de proportionnelle aux élections législatives, ce qui aurait eu un impact très limité lors des élections législatives de 2017. Le Premier ministre, Édouard Philippe, a indiqué que l’adoption par la voie du Congrès parlementaire serait privilégiée.

Invité de BFMTV, dimanche, le président du MoDem, François Bayrou, allié d'Emmanuel Macron, a lui aussi critiqué l'ébauche de réforme constitutionnelle. Pour le maire de Pau, qui dénonce un tour de "passe-passe" et un "escamotage" de la réforme, l'exécutif ne va notamment pas assez loin en matière de proportionnelle. François Bayrou militait en effet pour un taux de proportionnelle de 25 %.

Avec AFP et Reuters