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Syrie : les rebelles de Jaich al-Islam commencent à évacuer la Ghouta orientale

Les deux premiers autocars affrétés pour l'évacuation des combattants du groupe Jaich al-Islam ont quitté Douma, dernier bastion rebelle de la Ghouta orientale, aux portes de Damas, annonce la télévision publique syrienne.

Le dernier bastion insurgé de la Ghouta orientale est en passe d'être intégralement repris par le régime syrien. Les combattants de Jaich al-Islam, le principal groupe rebelle de cette ville aux portes de Damas, et leur famille ont été évacués, a annoncé la télévision d'État, lundi 2 avril.

"Deux bus transportant des terroristes de Jaich al-Islam et leur famille sont sortis de Douma", ultime ville rebelle dans la Ghouta, selon cette source. Les véhicules, stationnés en périphérie de la capitale syrienne, doivent à terme rejoindre des territoires rebelles dans le nord du pays.

Selon Moscou et la télévision syrienne d'État, les rebelles syriens avaient accepté, dimanche, d'évacuer la dernière poche qu'ils tenaient dans la Ghouta orientale. Le groupe Jaich al-Islam, qui contrôle l'enclave, n'avait pas confirmé ou réagi dans l'immédiat à cette annonce, rapportée notamment par l'armée russe.

Plus de 1 600 civils en cinq semaines

Accablés par un déluge de feu du régime, qui a tué plus de 1 600 civils en cinq semaines, les groupes présents dans la Ghouta orientale acceptent les uns après les autres d'abandonner leurs territoires dans cette région, dont la reconquête totale marquerait une victoire retentissante pour Bachar al-Assad.

Plus de 45 000 personnes, dont environ un quart de combattants, ont gagné ces dix derniers jours les territoires rebelles de la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. Le pouvoir contrôle désormais 95 % de la Ghouta, après une offensive meurtrière lancée le 18 février, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les rebelles et leurs familles, mais aussi d'autres civils le souhaitant, seront évacués vers des territoires dans la province d'Alep, dans le Nord, notamment à Jarablos et Al-Bab, dominés par des insurgés proturcs, selon l'OSDH. Les autres habitants pourront rester sur place, dans le cadre de la politique de "réconciliation" du gouvernement.

Avec AFP