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"Trump, la Lune, Mars, et au-delà"

Au menu de cette revue de presse internationale, mardi 12 décembre, le «One planet Summit», qui se tient aujourd’hui à Boulogne-Billancourt, près de Paris. Une campagne sénatoriale qui divise l’Amérique. Et le projet de Donald Trump de renvoyer des compatriotes sur la Lune... et même au-delà.

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Au menu de cette revue de presse internationale, le «One Planet Summit» qui se tient aujourd’hui près de Paris. Un rendez-vous pour remobiliser contre le réchauffement climatique, deux ans après l’Accord de Paris.

Une cinquantaine de chefs d’Etat se réunissent à l’appel d’Emmanuel Macron. «Un sommet de plus», commente Le Soir, qui dit «déjà savoir» ce qui sortira de ce sommet: «des appels, des engagements, des promesses, des annonces» - des vœux pieux, en réalité, selon le quotidien belge, qui estime que c’est là «la preuve que le vieux monde résiste», et que «le nouveau est loin d’être déjà né». Le Soir estime néanmoins que ces réunions, et «leur cortège de déclaration », «montrent qu’en quelques années un mouvement mondial est né qui montre le chemin vers la transition» énergétique. D’après The Irish Times, Emmanuel Macron souhaite proposer que soit créée une taxe sur les transactions financières aux frontières européennes pour financer cette transition, notamment dans les pays en développement…. un projet dont le quotidien irlandais doute toutefois qu’il voie le jour, en tout cas dans l’immédiat, les pays développés s'étant déjà engagés il y a deux ans à rassembler 100 milliards d’euros d'ici 2020 – un montant dont seul un quart aurait été versé pour le moment, soit 25 milliards, selon certaines ONG.

D’après AllAfrica, seulement 10%, de ces 100 milliards, auraient été versés. Le site estime que la décision de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l’accord de Paris ne va pas arranger les choses, le président américain ayant aussi fait savoir clairement qu’il n’avait guère envie de mettre la main à la poche. «Quand bien même ces 100 milliards seraient disponibles, on voit mal comment l’Afrique pourrait produire l’énergie dont elle a besoin sans avoir recours au pétrole, au gaz ou au charbon», prévient AllAfrica, tandis que le magazine américain The Week fait état d’une étude publiée hier, qui indique que l’industrie des éoliennes, une industrie propre, pourrait subir fortement l’impact du réchauffement climatique dans l’hémisphère nord, dans la mesure où le réchauffement pourrait avoir pour conséquences une diminution des vents et de leur force - ce qui rendrait inadéquat, finalement, le développement des éoliennes sur cette partie de la planète.

Aux Etats-Unis, une campagne sénatoriale très controversée, en Alabama, connaît son issue aujourd’hui. Les électeurs de cet Etat très religieux et conservateur, qui fait partie de ce qu’on appelle le «Deep South», le sud profond, vont dire dans quelques heures s’ils souhaitent ou non voir le républicain Roy Moore emporter cette campagne, qui divise l’opinion et la classe politique américaine, au point que Donald Trump a appelé lui-même à élire l'ultra-conservateur Moore, qui est accusé d’attouchements sur mineures il y a plusieurs décennies, ce qu’il nie absolument, et son prédécesseur, Barack Obama, à se mobiliser pour le candidat démocrate, Doug Jones. D’abord donné largement en tête, Roy Moore a vu son avance fondre comme neige au soleil – en raison des attaques dont il est l’objet de la part des médias, selon lui. Des accusations relayées par le très conservateur Washington Times, qui assure que c’est lui qui a été la victime d’abus sexuels de la part des médias américains, le journal mettant en doute les témoignages de ses accusatrices. Cette véhémence peut s’expliquer en partie par l’enjeu de cette élection. Si Roy Moore ne parvient pas à se faire élire, il ne restera alors plus que 51 sénateurs républicains, contre 49 démocrates, ce qui rendrait les projets de réforme de Donald Trump encore plus difficiles à faire passer. Il y a cet enjeu purement politique, mais pas seulement, selon Vox – qui a rencontré ses électeurs en Alabama. Des Américains qui évoquent plutôt une sorte de combat moral, et qui disent voir en Roy Moore un «héros du peuple», persécuté, en réalité, en raison de sa foi, qui a été à l’origine de nombreux combats eux aussi controversés, contre l’homosexualité, contre l’avortement, et contre la théorie de l’évolution, dont il a dit qu’elle était «responsable» de la délinquance.

On ne se quitte pas là-dessus, mais on reste aux Etats-Unis, où Donald Trump a aussi annoncé hier vouloir renvoyer des compatriotes sur la Lune, d’après Politico. «Cette fois, il ne s’agira pas seulement de planter notre drapeau et de laisser notre empreinte», «Nous établirons une base pour une mission ultérieure vers Mars et peut-être un jour vers d’autres mondes au-delà», a-t-il déclaré hier. Une déclaration qui n’a toutefois été accompagnée ni de détails sur le financement ni sur le calendrier de cette hypothétique, donc, future mission.

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