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Trump considère l'espace aérien du Venezuela fermé, Caracas "condamne" une "menace colonialiste"
Le président américain Donald Trump a fait savoir samedi que l'espace aérien au-dessus et autour du Venezuela allait être "entièrement fermé". Un message que Caracas a "condamné", évoquant une "menace colonialiste".
Le président Donald Trump s'adresse aux journalistes, le 27 novembre 2025, à Palm Beach, en Floride. © Alex Brandon, AP

Le Venezuela a "condamné" samedi 29 novembre le message du président américain Donald Trump selon lequel l'espace aérien vénézuélien devait être considéré comme "entièrement fermé", Caracas parlant d'une "menace colonialiste".

"Le Venezuela dénonce et condamne la menace colonialiste qui prétend affecter la souveraineté de son espace aérien, constituant ainsi une nouvelle agression extravagante, illégale et injustifiée contre le peuple vénézuélien", selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

La déclaration de Donald Trump intervient alors que les États-Unis intensifient la pression sur le Venezuela avec un déploiement militaire majeur dans les Caraïbes, incluant le plus grand porte-avions du monde, et évoquent des frappes terrestres sur le territoire vénézuélien, dans leur lutte contre les cartels de la drogue.

"Un acte hostile, unilatéral et arbitraire"

Le Venezuela "rejette avec une absolue fermeté le message diffusé sur les réseaux sociaux par le président" Trump "dans lequel il prétend appliquer de manière extraterritoriale la juridiction illégitime des États-Unis au Venezuela", poursuit le texte, estimant que Donald Trump "tente de manière insolite de donner des ordres et de menacer la souveraineté de l'espace aérien national, l'intégrité territoriale, la sécurité aéronautique et la souveraineté pleine de l'État vénézuélien"

"Ce type de déclarations constitue un acte hostile, unilatéral et arbitraire, incompatible avec les principes les plus élémentaires du droit international, et s'inscrit dans une politique permanente d'agression contre notre pays", ajoute le ministère.

En outre, Caracas estime qu'avec cette annonce de Donald Trump, Washington "suspend de manière unilatérale les vols de migrants vénézuéliens qui étaient réalisés régulièrement et chaque semaine dans le cadre du rapatriement de Vénézuéliens" migrants clandestins aux Etats-Unis.

"A ce jour, 75 vols ont été effectués pour le rapatriement de 13 956 personnes", rappelle le texte. Ces vols se poursuivaient malgré la crise entre les deux pays.

Donald Trump accuse en particulier le Venezuela d'être un artisan du trafic de drogue qui inonde le marché américain.

Caracas dément et insiste sur le fait que l'objectif véritable est un changement de régime et la mainmise sur les réserves pétrolières du pays.

Samedi, l'aéroport de Maiquetia qui dessert Caracas fonctionnait normalement, a constaté un journaliste de l'AFP qui a assisté à plusieurs atterrissages et décollages.

Avec AFP