
Un professionnel de santé portant un équipement de protection marche devant un hôpital à Bunia, en RD Congo, le samedi 16 mai 2026. © Jorkim Jotham Pituwa, AP
Une réunion d'urgence face à l'épidémie d'Ebola. Un groupe d'experts dirigé par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) se réunit, mardi 19 mai, pour examiner d'éventuelles options vaccinales face à la progression d'Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), à l'origine de 131 décès présumés et 513 cas suspects.
Le redoutable virus, qui provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse, a fait plus de 15 000 morts en Afrique au cours des 50 dernières années.
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L'OMS alerte sur "l'ampleur et la rapidité" de l'épidémie
Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a fait part de son inquiétude face à "l'ampleur et la rapidité" de l'épidémie, des cas ayant été détectés en Ouganda.
"Ces chiffres évolueront à mesure que les opérations sur le terrain s'intensifieront, notamment grâce au renforcement de la surveillance, de la recherche des contacts et des tests de laboratoire", a déclaré le directeur général de l'OMS aux membres de l'Assemblée mondiale de la Santé, qui se réunissent cette semaine à Genève.
Selon l'OMS et le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CACM), l'épidémie de la souche Bundibugyo du virus Ebola, contre laquelle il n'existe aucun vaccin ni traitement approuvé, représente une urgence de santé publique. Son taux de létalité peut atteindre 40 %.
Le vaccin Ervebo, fabriqué par Merck et utilisé contre la souche d’Ebola du Zaïre, s'est toutefois révélé capable d’offrir une certaine protection contre la souche Bundibugyo lors d’études sur des animaux. L'OMS a annoncé mardi qu'elle examinait quels candidats vaccins ou traitements pourraient être utilisés
"Lorsqu’une épidémie est causée par une souche pour laquelle il n’existe pas de mesures de lutte, nous allons donner des conseils sur la meilleure approche à adopter", a déclaré Mosoka Fallah, directeur par intérim du département scientifique du CACM.
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L'UA déclare une "urgence de santé publique" continentale
L'Agence sanitaire de l'Union africaine (Africa CDC) a déclaré une "urgence de santé publique" continentale pour faire face à l'épidémie.
L'Africa CDC a, dans un communiqué diffusé lundi soir, "officiellement déclaré l'épidémie en cours de maladie à virus Ebola de souche Bundibugyo affectant la République démocratique du Congo et l'Ouganda comme une urgence de santé publique" continentale.
Cette déclaration va notamment permettre, selon l'agence sanitaire, de "renforcer la coordination régionale, de faciliter la mobilisation rapide des ressources financières et techniques, de consolider les systèmes de surveillance et de laboratoire".
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Un patient américain soigné en Allemagne
L'Allemagne a accepté de soigner un ressortissant américain ayant contracté le virus Ebola en RD Congo, a indiqué mardi à l'AFP le ministère allemand de la Santé.
"Les autorités américaines ont demandé l'aide du gouvernement fédéral (allemand) pour soigner un citoyen américain qui a contracté le virus (...) Des dispositions sont actuellement prises pour accueillir et soigner le patient en Allemagne", a indiqué le ministère, sans préciser le calendrier du transfert ni l'endroit où le patient sera pris en charge.
"Il existe en Allemagne un réseau national d'experts pour la prise en charge et le traitement de patients atteints de maladies causées par des agents hautement pathogènes", a-t-il ajouté.
Avec AFP et Reuters
