
Il serait peut-être temps qu'on change un peu plus profondément notre mode de vie pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique, comme le soutient cette nouvelle étude.
Les vraies solutions pour lutter contre le réchauffement climatique ne sont pas forcément celles qu’on croit.
Une nouvelle étude, menée par les chercheurs Seth Wynes, de l’université de British Columbia au Canada, et Kimberly Nicholas, de l’université de Lund en Suède, et publiée le 12 juillet sur le portail IOP Science, démontre qu’on ne fait pas tout à fait ce qu’il faut pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique.
Trier ses déchets pour les recycler ou utiliser des ampoules basse consommation, c’est bien. Mais en fait ce n’est pas le plus productif, expliquent les scientifiques, qui ont constaté que "les gouvernements de l’Union européenne, les États-Unis, le Canada et l’Australie se concentrent sur des recommandations de pratiques à l’impact faible sur le changement climatique".
Quatre recommandations à fort impact
Seth Wynes et Kimberly Nicholas listent alors quatre actions applicables dans notre quotidien qui ont, cette fois, un fort impact dans la lutte contre le réchauffement climatique – comprenez une vraie baisse d’émissions de gaz à effet de serre :
- Faire un enfant de moins : vous avez bien lu, la solution la plus impactante sur nos émissions de gaz à effet de serre serait de faire moins d’enfants. Les chercheurs ont calculé que lorsque l’utilisation d’ampoules à basse consommation "sauve" 0,10 tonne d’équivalent CO2 à l’année, faire un enfant de moins permettrait de sauver 58,6 tonnes d’équivalent CO2. "On reconnaît que ce sont des choix très personnels, a confié Kimberly Nicholas au Guardian, mais nous ne pouvons ignorer les conséquences de notre mode de vie actuel sur le climat."
- Vivre sans voiture : on le sait depuis longtemps, réduire notre utilisation de la voiture a une conséquence directe sur la pollution de l’air. Rien qu’en Europe, 1 kg d’équivalent CO2 est émis toutes les quatre secondes par les voitures en circulation, soit au total près de 5 millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère par an, d’après le site Planetoscope. Les chercheurs rappellent qu’en plus, "marcher et faire du vélo peut réduire l’obésité."
- Éviter les trajets en avion : même combat que pour les voitures, surtout dans les pays riches. L’étude rapporte ainsi qu’un vol transatlantique par personne équivaut à une émission de 1,6 tonnes de CO2 dans l’atmosphère.
- Manger végétarien : enfin, avoir un régime alimentaire essentiellement basé sur les produits issus de la terre aurait aussi un impact important sur notre émission de gaz à effet de serre. Et lorsqu’on sait que, dans les pays développés, notre consommation de viande est cinq fois plus élevée que les recommandations des autoritaires sanitaires, cela ne pourrait que être bénéfique pour notre santé aussi, rappelle le Guardian.
Qu’on se le dise, il serait peut-être temps de réflechir à bouleverser un peu plus notre mode de vie si l’on veut ménager notre planète. Mais n’abandonnez pas pour autant vos "petites" actions du quotidien comme le recyclage ou l’abandon du sèche-linge. "Toutes ces choses sont bien aussi, rassure le scientifique Kimberly Nicholas, mais elles sont plus un commencement qu’une fin. Elles ne sont clairement pas suffisantes pour régler l’immense challenge climatique qui nous fait face."
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