
Les Forces démocratiques syriennes ont repris mercredi de la ville de Tabqa des mains de l'EI, une étape clé dans la bataille pour le fief jihadiste de Raqqa, en attendant les livraisons d'armes américaines.
L'alliance de combattants kurdes et arabes qui lutte contre l'organisation État islamique (EI) en Syrie s'est emparée mercredi 10 mai de la ville de Tabqa et de son barrage. Cette prise représente une étape majeure dans l'offensive lancée en novembre par les combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) en vue d'isoler Raqqa, "capitale" de facto de l'EI, située à 55 km plus à l'Est.
Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), a précisé à l’AFP que les FDS ratissaient la ville, située sur l'Euphrate et sur une route stratégique conduisant à Raqqa. Le porte-parole des FDS, Talal Sello, a confirmé que ses forces "avaient obtenu une grande victoire et libéré complètement la ville et le barrage".
Les armes américaines "très rapidement" distribuées aux YPG
Les FDS étaient entrés dans Tabqa le 24 avril, mais l'EI avait opposé une grande résistance en utilisant notamment des tireurs embusqués, des voitures piégées et des drones armés. Une source sur place a indiqué que des techniciens devaient se rendre jeudi sur les lieux pour vérifier l'état du barrage, le plus grand de Syrie.
Pour accélérer la défaite des jihadistes, la Maison Blanche vient d'autoriser le Pentagone à livrer des armes aux YPG, composante kurde des FDS considérée par les États-Unis comme la meilleure force pour affronter l'EI dans le nord de la Syrie. Une partie du matériel est déjà sur place et pourra être distribué "très rapidement", a indiqué à la presse le colonel John Dorrian, un porte-parole américain de la coalition internationale contre l'EI. C'est la première fois qu'une administration américaine fournit officiellement des armes aux YPG. Les Américains avaient jusque là toujours affirmé qu'ils ne livraient des armes qu'aux alliés arabes des YPG, et pas aux milices kurdes elles-mêmes.
Avec AFP