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Quelque peu fragilisée par la lourde défaite de son parti de centre-gauche aux élections législatives du 28 juin, la présidente argentine, Cristina Kirchner, a effectué un profond remaniement gouvernemental.
AFP - La présidente argentine Cristina Kirchner a opéré un profond remaniement gouvernemental, neuf jours après sa débâcle aux élections législatives, a annoncé mardi le porte-parole du gouvernement Alfredo Coccimaro.
Le chef du gouvernement Segio Massa a été remplacé, tout comme le ministre de l'Economie, Carlos Fernandez, qui a de son côté décidé de démissionner, a précisé M. Coccimaro, dans un message laconique lu au palais présidentiel.
L'actuel ministre de la Justice, Anibal Fernandez, prendra la tête du gouvernement et le portefeuille de l'Economie sera confié à Amado Boudou, le directeur de l'administration gérant la sécurité sociale.
Cette annonce intervient alors que la présidente argentine, une dirigeante de centre-gauche, était sous pression, après la défaite de son parti qui a perdu la majorité à la Chambre des députés et au Sénat le 28 juin dernier.
Après les élections, deux membres du gouvernement avaient déjà démissionné, annonçant la perspective d'un remaniement: le secrétaire d'Etat aux Transports, Ricardo Jaime et la ministre de la Santé, Graciela Ocana.
Mme Kirchner s'était dite prête à "négocier" et à "trouver des consensus" au Congrès après sa déroute, mais avait jusqu'ici refusé de remanier son gouvernement.
Lui-même battu dans la province de Buenos Aires, son mari et ancien chef d'Etat Nestor Kirchner, qui l'a précédée à la présidence argentine, avait démissionné de la tête du parti péroniste au pouvoir.
Les Kirchner, qui avaient bâti leurs précédents succès sur le retour de la croissance après la crise historique de 2001-2002, avaient pâti d'un contexte économique défavorable.
L'Argentine est entrée en récession selon les économistes, qui contestent les chiffres du gouvernement.