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La résurgence du racisme et de l'intolérance au Royaume-Uni

Au menu de cette revue de presse internationale : le retour du Ceta, la résurgence du racisme et de l'intolérance au Royaume-Uni et les premiers emojis au MoMA à New York.

On le croyait mort et enterré, et voici le Ceta ressuscité, sans doute grâce à un homme : Paul Magnette. Il s’agit du ministre-président socialiste de la Wallonie qui a d’abord négocié avec la Commission Européenne, puis avec le Canada, enfin avec le gouvernment fédéral de son pays, la Belgique. Pour La Libre Belgique, ce revirement in extremis est "signé Magnette" qui a tout fait pour que ce traité soit justement signé dans les semaines qui viennent. Pour Le Soir, "tout le monde veut être un super-héros" et cet homme encore inconnu du public il y a peu est devenu l’homme de la situation.

À tel point que les femmes pourraient remplacer leur poster de Justin Trudeau par celui de Paul Magnette : d’après Nord Presse, le Gorafi belge, 82 % des femmes se moquent du Ceta, mais elles sont toutes favorables à un match de catch dans la boue entre Justin Trudeau et Paul Magnette…

"Who knew ?"

Pour le journal canadien The Globe, le libre-échange est au cœur du Ceta, et ne fait que suivre les principes du libéralisme établis par Adam Smith au XVIIIe siècle : laissez-passer les hommes et les biens, sans frontières, ni douanes. Mais pour le Wall Street Journal, le libéralisme n’est pas forcément pour tout le monde. Dans un article qui revient sur l’histoire de la Wallonie, il rappelle que la région était très riche au XIXe siècle quand les mines exploitaient son charbon. Mais depuis la désindustrialisation des années 1960, la tendance s’est inversé en Belgique et la région riche, c’est la Flandre, avec ses grandes entreprises d’où la crainte de la mondialisation. Le dessin du Globe & Mail nous montre cette salle de marché internationale tout à coup arrêtée par la Wallonie aux manettes et cette question : "Who knew ?" en d'autres termes : "Qui aurait pu se douter qu’une région belge pourrait tout empêcher ?"

On passe de la Belgique au Royaume-Uni, où le racisme ressurgit depuis le vote en faveur de la sortie de l’Union Européenne. Le Monde annonce que l’ambassadrice de France a dénoncé cette semaine, devant la chambre des Lords, la montée de l’intolérance. Sylvie Bermann a témoigné de l’inquiétude des quelque 300 000 Français qui vivent outre-Manche, même si elle reconnaît qu’ils ne sont pas les plus touchés par la vague d’attaques xénophobes déclenchée par le référendum du 23 juin. Selon le ministère de l’Intérieur britannique, le nombre d’agressions racistes ou religieuses a bondi en juillet de 41 % par rapport à 2015 avec 5 500 incidents.

Enfin, The Guardian rapporte que le Musée d’Art moderne de New York, le MoMA, a fait l’acquisition des premiers émojis. La première série a été créée en 1999 par une société japonaise, Nippon Telegraph and Telephone, qui en a fait don au MoMA. D’après la conservatrice, la mission du musée est de documenter les créations et les dessins de notre époque : on va pouvoir contempler ces 200 petits dessins bientôt sur ces murs… Aujourd’hui, on compte près de 1 800 emojis décrivant l’activité, le transport ou l’humeur dans laquelle on se trouve. Dernier exemple venu de Finlande : un homme et une femme se relaxant dans la chaleur du sauna.