
Au menu de cette revue de presse internationale, mardi 9 août, l’attentat qui a tué au moins 70 personnes, hier, à Quetta, au Pakistan, la répression en Ethiopie et au Gabon, et les moqueries des supporters brésiliens des JO, décidément très taquins.
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On commence cette revue de presse internationale au Pakistan, où un kamikaze a tué au moins 70 personnes, hier, en se faisant exploser devant un hôpital de Quetta.
D’après The Wall Street Journal, l’attaque visait probablement un groupe d’avocats et de journalistes, réunis devant les urgences de cet hôpital, où se trouvait la dépouille du chef du barreau provincial, Bilal Anwar Kasi, assassiné un peu plus tôt dans la journée, alors qu’il descendait de sa voiture. Cette attaque est le deuxième attentat le plus meurtrier au Pakistan cette année, après celle survenue dans un parc d’attractions pour enfants, où une bombe avait fait 75 morts pendant le week-end de Pâques à Lahore. Une faction des talibans pakistanais, Jamaat-ul-Ahrar, avait alors revendiqué l’attaque - elle a aussi endossé la responsabilité de l’attentat d’hier, également revendiqué par l’organisation État islamique. Une double revendication dont fait aussi état L’Orient Le jour, au Liban, qui montre des Pakistanais allumant des bougies en hommage aux victimes de ce que le quotidien Dawn présente comme un « arnage méticuleusement préparé», dans une province, le Balouchistan, confrontée aux violences d’une multitude d’acteurs, des séparatistes, notamment, et des extrémistes religieux - dont le journal pakistanais dit reconnaître le «mode opératoire». Dawn fait part de son inquiétude de voir «l’intelligentsia» locale particulièrement ciblée et décimée: «les autorités ont-elles ne serait-ce qu’un plan qui fasse des citoyens de cette province aux abois un peu plus que de simples pions dans un Etat policier?», interpelle le journal.
En Ethiopie, le bilan de la répression des manifestations de ce week-end s’est considérablement alourdi depuis hier. Nous évoquions ici hier le chiffre d’au moins 7 morts. D’après Jeune Afrique, les forces de sécurité éthiopiennes auraient tué, en réalité, près de 100 personnes dans les régions Oromia, dans le centre et l’ouest et Amhara, dans le nord du pays. Le magazine rappelle que ces victimes avaient pour point commun leur dénonciation de l’accaparement de l’appareil d’État par des responsables essentiellement issus de la région du Tigré.
Répression «féroce», également au Gabon, d’après L’Humanité, qui évoque le «climat orageux» qui s’est abattu sur l’opposition politique et la société civile, à la veille de la présidentielle du 27 août prochain - à laquelle le président Ali Bongo Ondimba concourt à sa réélection. Selon l’Huma, les forces de sécurité ont été placées en «état d’alerte» et l’opération militaire «Nguéné» entretient un climat de tension, avec des check-points et «fouille minutieuse des véhicules»dans les rues de la capitale, Libreville. Le 9 juillet dernier, 26 militants ont été arrêtés lors d’un meeting de la société civile. Le 23 juillet, un rassemblement pacifique était de nouveau dispersé dans la violence, à grand renfort de gaz lacrymogènes. Un cameraman de l’AFP qui couvrait l’événement ayant même été «jeté dans un pick-up par des gendarmes cagoulés et armés (...), mis en joue et menotté», avant d’être «tabassé», d’après l’agence. Si ce climat de tension inspire une «profonde préoccupation »à l’émissaire des Nations unies, Jeffrey Feltman, l’Humanité regrette que «la violence qui cible l’opposition « ne semble pas, néanmoins, devoir ébranler une coopération militaire et policière franco-gabonaise, solidement enracinée».
On termine cette revue de presse avec un détour par les JO de Rio, où l’exubérance des supporters brésiliens surprend les journalistes étrangers. «Et la foule de Rio devient folle! Pour tout et n’importe quoi!» - The New York Times n’en revient toujours pas, tandis que The Daily Beast raconte que plusieurs athlètes américains ont droit au cri «ziiiiiiiiiiiiiiiiika!» - un cri ironique, lancé après que certains sportifs ont fait part de réticence à se rendre au Brésil, en raison de leur peur de contracter le virus. Une crainte jugée pathétique risible par les Cariocas, surtout en période hivernale, lorsque les moustiques se font rares.
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