
Dans le cadre d'une vaste opération antiterroriste, la police turque a arrêté, mardi, 30 personnes soupçonnées d'appartenir à l'organisation de l'État islamique, à Konya, ville considérée comme un bastion islamiste.
Coup de filet de la police turque dans les rangs de l’organisation de l’État islamique (EI). Les forces antiterroristes du pays ont procédé, mardi 27 octobre, à l’arrestation de 30 membres soupçonnés d’appartenir à l’organisation islamiste dans la ville de Konya, dans le centre de la Turquie, selon l’agence de presse Dogan.
Cette opération intervient au lendemain du lancement d'une série d'opérations de police contre des groupuscules proches de l'EI, notamment une intervention armée à Diyarbakir dans le sud-est du pays. Sept activistes ont été tués et 12 autres capturés au cours de cette opération.
Les autorités turques ont globalement renforcé leurs opérations contre des cellules présumées de l'EI à la suite du double attentat qui a fait plus de 100 morts le 10 octobre à Ankara, pire attentat de ce genre dans l'histoire moderne de la Turquie, qui a été imputé au groupe djihadiste.
Le front kurde
La semaine dernière, cependant, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré que les services de renseignement syriens et des activistes kurdes, et pas seulement l'EI, étaient responsables du double attentat, qui a visé un rassemblement de militants pro-kurdes et de militants de la société civile près de la gare centrale de la capitale.
Dans le même temps, l'armée turque est aussi engagée sur un autre front contre les Kurdes. Les forces militaires ont récemment "frappé à deux reprises" les positions des combattants kurdes de Syrie, a déclaré le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu lors d'un entretien accordé lundi soir à la chaîne de télévision turque A Haber.
Le gouvernement islamo-conservateur d'Ankara s'inquiète depuis des mois de la progression dans le nord de la Syrie des forces kurdes syriennes, proches du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui mène la rébellion depuis 1984 en Turquie.
Avec Reuters et AFP