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"La tragédie du hajj"

La presse internationale revient vendredi sur la tragédie du hajj à La Mecque. Alors que les journaux locaux tentent de minimiser les responsabilités de la famille royale saoudienne, les journaux pan-arabes et occidentaux insistent sur les manquements des autorités. La presse anglo-saxonne revient aussi sur le voyage du pape aux États-Unis et son discours ovationné par le Congrès ...

Après le drame du pèlerinage à La Mecque, qui a fait plus de 700 morts jeudi, la presse locale tente de minimiser les responsabilités de la famille royale au pouvoir en Arabie saoudite. "El-Watan" insiste sur les efforts déployés par la famille saoudienne ces dernières décennies pour assure la sécurité des lieux saints. Pour le quotidien "Al-Riyadh", c'est la grande affluence à La Mecque qui explique cette catastrophe. Ce journal estime qu’il est impossible de maîtriser l'effet domino lié à un mouvement de foule inattendu. Plus critique, le site internet panarabe Rai Al-Youm estime lui que l'Arabie saoudite doit aujourd'hui rendre des comptes.

Une vision partagée par la presse occidentale : "The Independent" dénonce ce "blame game" ("sur qui rejeter le blâme ?") autour de cette catastrophe. "À qui la faute ?" s’interroge le journal britannique. Si d’un côté l’Iran met en cause les autorités saoudiennes, celles-ci accusent de leur côté les pèlerins africains qui n’ont pas respecté les directives de déplacement au sein de La Mecque.

La presse internationale revient aussi sur le succès de la visite du pape François aux États-Unis et sa performance devant les membres du Congrès, où son discours n'a pas laissé insensibles les politiciens américains. Selon le "Daily Beast", ils ont même "applaudit les propositions du pape alors qu'ils les réprouvent". Un discours salué également dans la presse britannique. Dans son édito, "The Independent" reconnait que le pape est un leader autant spirituel que politique.