Le secrétaire d'État américain John Kerry a réitéré, samedi à Londres, que le président syrien Bachar al-Assad devait partir, mais a indiqué que le calendrier de son départ restait négociable.
John Kerry a répété, samedi 19 septembre à Londres, que le président syrien Bachar al-Assad devait partir, tout en affirmant que le calendrier de ce départ restait à déterminer dans le cadre de négociations pour résoudre le conflit en Syrie.
"Cela fait un an et demi que nous disons qu'Assad doit partir mais le calendrier et les modalités doivent être décidés dans le cadre du processus de Genève", a déclaré John Kerry après une rencontre avec son homologue britannique Philip Hammond à Londres.
Ce départ est inéluctable, "mais pas nécessairement le premier jour, ni le premier mois. Il y a un processus selon lequel toutes les parties doivent se retrouver et conclure un accord sur la manière de l'obtenir", a-t-il ajouté.
"Nous sommes complètement d'accord avec cela", a de son côté affirmé Philip Hammond. "Assad doit partir, il ne peut pas faire partie de l'avenir à long terme de la Syrie mais les modalités et le calendrier doivent faire partie d'une discussion sur une solution politique qui nous permette d'avancer et d'éviter davantage de souffrances humanitaires".
"Prêts à négocier"
"Nous sommes prêts à négocier", a poursuivi le secrétaire d'État américain. "Assad est-il prêt à négocier, à vraiment négocier ? La Russie est-elle prête à l'amener à la table des négociations et à trouver la solution à cette violence ? [...] Jusqu'à maintenant Assad a refusé d'avoir une discussion sérieuse et la Russie a refusé de l'amener à la table des négociations", a regretté John Kerry.
Le secrétaire d'État américain s'est par contre réjoui de la volonté russe de concentrer ses efforts sur le combat contre l'organisation de l'État islamique (EI) en Syrie, au lendemain de l'annonce de l'ouverture de discussions militaires entre les États-Unis et la Russie.
"Nous nous en félicitons et nous sommes prêts à essayer de trouver les moyens d'éliminer l'EI le plus rapidement et le plus efficacement possible", a déclaré John Kerry.
Dans un contexte de montée en puissance militaire russe en Syrie, il s'agit d'éviter tout malentendu ou incompréhension débouchant sur un incident militaire entre les forces russes et les avions ou les drones de la coalition menée par les États-Unis.
Washington s'alarme depuis des semaines du renforcement de l'aide russe au régime du président Bachar al-Assad, alors que les Américains pilotent depuis un an une coalition internationale contre l'EI.
Avec AFP