
Quatre personnes, soupçonnées d'être mêlées à la mort du fils du président tchadien Idriss Deby en juillet 2007, ont été mises en examen pour meurtre et placées en détention provisoire. La police privilégie la piste du crime crapuleux.
(AFP) - Les quatre personnes interpellées mercredi et jeudi à Paris et en région parisienne dans l'enquête sur le meurtre en juillet 2007 du fils aîné du président tchadien Idriss Deby ont été mis en examen pour meurtre et placés en détention provisoire, a indiqué samedi le procureur de Nanterre, Philippe Courroye.
Le juge d'instruction les a mis en examen, pour "meurtre en bande organisée et vol avec arme en bande organisée", a ajouté Philippe Courroye. Ils ont été placés dans quatre maisons d'arrêt différentes, "compte tenu de la nature des faits et de leurs versions différentes: deux reconnaissent leur participation, un conteste, et un ne dit rien".
Un cinquième homme suspecté d'être impliqué dans le meurtre et interpellé en Roumanie a été placé sous écrou extraditionnel, a-t-il précisé. Il devrait être transféré prochainement vers la France.
Le parquet avait requis la détention pour les quatre suspects, âgés de 26 à 29 ans, selon une source judiciaire.
Vendredi, une source proche de l'enquête avait précisé que le crime crapuleux était l'hypothèse privilégiée par les enquêteurs.
Le 2 juillet 2007 vers 07H00, Brahim Deby, 27 ans, fils aîné du président tchadien Idriss Deby Itno, avait été retrouvé asphyxié dans le parking de son immeuble à Courbevoie (Hauts-de-Seine), le corps recouvert de poudre d'extincteur. Les expertises toxicologiques avaient confirmé la présence de poudre d'extincteur dans son organisme, à l'origine de l'asphyxie.
Connu des services de police français, entre autres pour des affaires de stupéfiants, Brahim Deby avait été condamné en juin 2006 à six mois de prison avec sursis pour "port d'arme" et "détention" de drogue par le tribunal correctionnel de Paris.