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La Chine évacue ses ressortissants du Vietnam

Les autorités chinoises ont entamé l'évacuation de leurs ressortissants au Vietnam, après plusieurs jours de violentes émeutes anti-chinoises. Pékin a également suspendu les programmes d'échanges bilatéraux.

Après plusieurs jours de manifestations anti-chinoises au Vietnam, Pékin évacue ses ressortissants et suspend les échanges bilatéraux. Au moins deux ressortissants chinois ont trouvé la mort et 135 autres ont été blessés. Des usines contrôlés par des capitaux étrangers ont également été détruites par les émeutiers.

Dimanche 18 mai à la mi-journée, quelque 3 000 Chinois avaient déjà été rapatriés et cinq navires étaient en route pour évacuer les personnes restantes, ont affirmé les médias officiels chinois. Devant l’ambassade de Chine à Hanoï, des centaines d’hommes des forces de l’ordre en civil et en uniforme patrouillent.

Les émeutes antichinoises, qui ont éclaté la semaine dernière au Vietnam, sont les plus violentes depuis des décennies dans le pays. Elles ont commencé par des mouvements de protestation contre le déploiement d’une plateforme pétrolière par Pékin, près des Paracels, un chapelet d’îles que le Vietman et la Chine se disputent.

"Connivence"

Ces récents événement ont provoqué une crise diplomatique entre les deux pays, Pékin accusant notamment Hanoï de "connivence" avec les émeutiers.

Le Vietnam a lancé un message de fermeté à l’égard des manifestants. Le Premier ministre Nguyen Tan Dung a donné l’ordre aux forces de l’ordre de "faire le nécessaire pour empêcher des manifestations illégales susceptibles de troubler l’ordre et la sécurité publics".

Des groupes de militants ont indiqué sur leurs blogs que plusieurs des leurs avaient été arrêtés par la police vietnamienne ou empêchés de sortir de chez eux.

Hanoï a tenté tant bien que mal de rassurer les investisseurs étrangers, dont dépend fortement le développement du pays. "Nous demandons aux pays de continuer à rassurer leurs investisseurs et leurs citoyens quant à l'activité économique au Vietnam", a souligné samedi Dang Minh Khoi, collaborateur du ministre des Affaires étrangères, assurant que les actes "regrettables" des jours passés "ne se reproduiraient pas".

Avec AFP