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Presse française, Mercredi 5 février 2014. Au menu de cette revue de presse, la colère d’une partie de la gauche après la décision du gouvernement de reporter sa loi sur la famille, dans la foulée de la mobilisation de la Manif pour tous, et la situation en Centrafrique, deux mois après le début de Sangaris.

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Au menu de la presse française, ce matin, la colère d’une partie de la gauche, après la décision du gouvernement de reporter son projet de loi sur la famille, face à la mobilisation de la Manif pour tous.
«Pourquoi Hollande s’est couché»: à lire, à la Une de Libération, qui a choisi un mot pour décrire le comportement du gouvernement : «aboulie», un symptôme psychiatrique qui se traduit par une incapacité à exécuter les actes pourtant planifiés. «Aboulie», donc, d’un gouvernement confronté, d’après l’historienne Danielle Tartakowsky, à «une France maurrassienne sans le savoir».
«Hollande recule encore», surenchérit l’Humanité, en désignant le chef de l’Etat comme «la honte de la famille». Un président qui «après avoir choisi l’économie libérale» contre une partie de son camp, a aussi «cédé sur les questions de société». L’Huma prévient: «la droite et l’extrême-droite ne désarmeront pas».
Consolation peut-être, pour l’Huma, la gauche n’est pas la seule à se retrouver bousculée par la Manif pour tous, qui prévient qu’elle va demandera aussi des comptes à l’UMP. «Aux municipales, le mouvement scrutera les positions prises par les candidats dans le passé», un avertissement à lire dans le Figaro.
Quand la politique du gouvernement satisfait la droite, et mécontente son camp, c’est le monde à l’envers. Pas surprenant, donc, que les Echos en viennent à écrire qu’entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, «l’hyperprésident n’est pas celui qu’on pense». En réalité, analyse le journal, Sarkozy, qui aimait à dire qu’il faisait tout «tout seul», «avait fini par accepter la logique de la «coproduction législative»», tandis que Hollande qui jurait que «(lui) président», ne serait jamais «le chef de la majorité», «n’a quasiment laissé aucune marge de manœuvre au parlement».
Puisque nous en somme aux paradoxes, le ministre le plus populaire à gauche, se retrouve plus que jamais dans le collimateur de son camp. Il s’agit de Manuel Valls, dont le Parisien nous apprend qu’il se trouverait actuellement en plein «trou d’air».
Le Parisien qui revient aussi sur le blues des patrons de PME. D’après le journal, «le tabou du suicide», concernerait de plus en plus d’entre eux. C’est ce qu’affirme l’Observatoire de santé des dirigeants de PME. Olivier Torres explique que pour certains chefs d’entreprise, le licenciement de leurs salariés «constitue l’une des décisions les plus traumatiques à prendre».
A noter également, ce bilan assez positif de l’opération française en Centrafrique, dressé par l’ambassadeur de France, dans le Parisien. L’intervention française aurait permis, selon lui, «de rétablir à Bangui un climat de plus en plus apaisé». Mais, prévient-il, «le risque d’affrontement entre communautés existe toujours».
Ce que confirme Human Rights Watch sur le site du Monde: «les civils musulmans doivent être protégés». Son directeur raconte une scène, à Bangui, choquante, une foule hilare mutilant le corps d'un civil musulman, et des soldats français de la force «Sangaris» stationnés à cinquante mètres de là, sans intervenir.
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