
Le cycliste Danilo Di Luca, suspendu à vie pour dopage, a déclaré dans une interview télévisée qu'il est "impossible" de terminer dans les 10 premiers du Tour d'Italie sans se doper. L’Italien se prononce aussi pour une "libéralisation" du dopage.
"C'est impossible d'arriver dans les dix premiers du Giro sans utiliser le dopage", confesse le cycliste italien Danilo Di Luca dans l'émission satirique "Le iene" (les hyènes) diffusée sur Italia 1, dont la presse italienne a publié, mercredi 22 janvier, des extraits.
"Selon moi, 90% des 200 coureurs du Giro se dopent", ajoute le vainqueur du Giro 2007 âgé de 37 ans. "Le dopage ne change pas les valeurs sur la route, s'il n'existait pour personne, les résultats seraient les mêmes", commente Di Luca, qui se prononce pour une "libéralisation" (du dopage). "Peut-être serait-ce la meilleure solution", ajoute-t-il.
Di Luca évoque également "les combines"
Danilo Di Luca, originaire des Abruzzes, parle également des "combines". "Elles existent, bien sûr. Sur un final à cinq coureurs, s'il y en a un qui se sent plus fort, il peut dire à un autre coureur qui n'est pas de son équipe : Je te donne tant et tu m'emmènes le sprint, je te donne tant et tu vas me chercher celui qui s'échappe. Je l'ai fait, et on m'a payé."
Contrôlé positif à l'EPO en avril, l’Italien a été suspendu à vie par le Tribunal national antidopage du Comité olympique italien (Coni) le 5 décembre 2013. Danilo Di Luca avait déjà été sanctionné deux fois : en 2007, l'année de sa victoire dans le Giro, dans le cadre de l'enquête ‘Oil for drugs’, et pour un contrôle positif à l'EPO en 2009, qui lui avait valu une suspension d'un an.
Avec AFP