
L’équipe de France féminine de handball affronte la Pologne, mercredi, en quarts de finale des Championnats du monde, à Novi Sad (Serbie). Les Bleues, vice-championnes du monde en titre, ont l’occasion de se rapprocher d'un nouveau podium.
Doubles vice-championnes du monde en titre (2009 et 2011), les Françaises peuvent à nouveau rêver d’une médaille mondiale, ce qui au départ de ce championnat du monde en Serbie paraissait très hypothétique.
Avec un nouveau sélectionneur, Alain Portes, l'arrivée de plusieurs joueuses sans expérience internationale et une préparation réduite, les ambitions étaient en effet plus modestes. Mais une harmonie collective n'a pas tardé à naître, et les Bleues ont remporté leurs six premiers matches du Mondial, cinq en poules, et en huitièmes de finale le 8 décembre face au Japon (27-19). Si bien que l'envie d'aller voir plus loin, au moins jusqu'à une possible demi-finale contre la Norvège, champion olympique et du monde en titre, a vite gagné les esprits.
"Cela n'aura servi à rien si on s'arrête maintenant"
"Il faut aller plus loin (que les quarts de finale, NDLR). Cela n'aura servi à rien si on s'arrête maintenant. C'est beau ce qu'on fait, mais ce n'est pas extraordinaire non plus. Et si on s'arrête là, toutes les victoires d'avant auront été inutiles. Il faut vraiment aller sur le podium, au minimum sur le podium", a déclaré l’arrière droite de l'équipe de France Alexandra Lacrabère.
Après s'être ouvert le tableau en finissant premières de leur poule, les ‘Femmes de défis’ auraient donc d'énormes regrets en cas d'élimination face à la Pologne, un adversaire dont le meilleur résultat, depuis 30 ans, est une cinquième place à l'Euro-1998 !
"Si elles sont en quarts, c'est qu'elles ont de grandes qualités. Elles n'auront rien à perdre. Après, nous avons peut-être un peu plus d'expérience qu'elles. Ça va peut-être se jouer sur ce point. Mais il ne faut pas les prendre de haut. Il faut faire attention et vraiment bien préparer ce match", a martelé Alexandra Lacrabère.
"Un quart de finale c’est à la vie, à la mort"
La Pologne, qui dispute sa première compétition internationale depuis le Mondial 2007 en France (11e), est le moins réputé des quarts de finaliste. Les Polonaises ont tout de même éliminé en huitièmes de finale la Roumanie (31-29), une solide et expérimentée nation européenne.
"Un quart de finale c’est à la vie, à la mort. Tout est possible. Il faut rester les pieds sur terre. L’équipe est encore en construction. Il va falloir vraiment les empêcher de jouer leur jeu sinon, on ne passera pas", prévient la gardienne Amandine Leynaud. "On n’a pas l’habitude de les jouer, mais on va faire le maximum pour passer ce cap."
Une élimination serait sans doute durement ressentie dans le camp tricolore. Mais pour la Française Nina Kanto, qui, à 30 ans, participe à sa neuvième compétition internationale, "ce ne serait pas un pas en arrière, car on ne se voyait pas là avant le début de la compétition. Tout va dépendre de la manière."
Avec AFP