logo

Lettres empoisonnées à la ricine : un suspect interpellé dans le Mississippi

Paul Kevin Curtis, un homme de 45 ans soupçonné d'avoir envoyé les lettres contenant de la ricine à trois responsables américains, dont le président Obama, a été arrêté dans l'État du Mississippi. Il clame son innocence.

Les agents du FBI ont arrêté, mercredi 17 avril,  Paul Kevin Curtis, un individu de 45 ans soupçonné d'être à l'origine de l'envoi de lettres contenant de la ricine, a indiqué le département américain de la Justice dans un communiqué. Il a été arrêté à son domicile à Corinth, dans le nord-est du Mississippi, tout près de la frontière avec le Tennessee. Il clame son innocence, ont déclaré son avocat.

Plus tôt dans la journée, la police fédérale avait annoncé l'interception d'une lettre contenant de la ricine adressée à Barack Obama au centre de tri de la Maison Blanche. Un centre qui n'est pas situé dans l'enceinte de la résidence exécutive au cœur de Washington.

La veille, les autorités avaient révélé qu'une première lettre, contenant aussi de la ricine, avait été adressée à Washington au sénateur républicain du Mississippi, Roger Wicker. Une troisième lettre a également été envoyée à un représentant de la justice du Mississippi, où a été arrêté le suspect, a précisé le département de la Justice.

Des lettres signées "KC"

Selon le FBI, les deux lettres envoyées au président américain et au sénateur Roger Wicker présentaient la même formule : "Je suis KC et j'approuve ce message". Les enveloppes étaient frappées du cachet de poste de Memphis, dans le Tennessee, avec la date du 8 avril.

Les enquêteurs ont fait le rapprochement avec un certain Kevin Curtis, imitateur d'Elvis Presley, qui, sur un blog en 2007, s'était plaint de ce que plusieurs concours d'imitation
d'Elvis, organisés dans plusieurs États, soient "truqués, avec des juges et des invités touchant des pots-de-vin". La signature de ce commentaire était la suivante : "Je suis Kevin Curtis et j'approuve ce message".

Aucun lien avec les attentats de Boston

Un peu plus tôt dans la journée de mercredi, la police avait fait évacuer une partie des bureaux du Sénat américain, à Washington DC, après y avoir trouvé plusieurs lettres et un colis - qui se sont finalement révélés sans danger. Un autre bâtiment de la Chambre haute du Congrès reste toutefois toujours fermé au public.

Selon le FBI, ces incidents ne seraient pas en rapport avec le double attentat à la bombe de Boston (Massachusetts) qui a fait trois morts et plus de 170 blessés lundi 15 avril.

Avec dépêches