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Le président Marc Ravalomanana a démissionné

Le président malgache Marc Ravalomanana a décidé de remettre le pouvoir à l'armée, à l'issue d'un bras de fer de trois mois avec l'opposition. Celle-ci a déclaré que son leader, Andry Rajoelina, allait diriger l'"autorité de transition".

Le président de Madagascar, Marc Ravalomanana, a démissionné. Il a transféré ses pouvoirs à un "directoire militaire", selon des diplomates en poste à Antananarivo, la capitale de l'île.


Son porte-parole, Andry Ralijaona, indique que le président a remis le pouvoir à l’amiral Hyppolite Ramaroson, le militaire "le plus ancien dans le rang le plus élevé".

Quelques minutes auparavant, le chef de l’opposition Andry Rajoelina était entré dans les bureaux de la présidence, suivi par des militaires et des milliers de partisans.

"Il est possible que le pouvoir soit remis à la haute autorité de transition dirigée par Andry Rajoelina", déclare Virginie Herz, envoyée spéciale à Madagascar.

L’opposition a fait savoir que son leader était dorénavant le chef de "la haute autorité de transition". Elle a également affirmé que des élections législatives et présidentielle allaient être organisées dans les deux ans et qu’une nouvelle Constitution allait être rédigée pour créer une quatrième République.

Andry Rajoelina ne s’est pas encore exprimé publiquement depuis la démission de son rival.
 


"Il s’est retiré pour parler avec ceux qu’il appelle ses ministres, des membres de l’opposition qui devraient faire partie de la haute autorité de transition", témoignait Virginie Herz au moment de l’entrée d’Andry Rajoelina dans le palais présidentiel.

Marc Ravalomanana, qui s’était réfugié dans une autre résidence présidentielle à Iavoloha, à une dizaine de kilomètres d’Antananarivo, l’aurait dorénavant quitté pour une destination inconnue a affirmé son porte-parole.

"Beaucoup de rumeurs circulent sur Ravalomanana, mais nous ne savons pas où il se trouve actuellement", rapporte Virgine Herz, notre envoyée spéciale à Madagascar.

L’armée malgache, qui s’est ralliée, lundi, à l’opposition, s’est également emparée des bureaux et du palais présidentiel dans le centre de la capitale, dont Andry Rajoelina était le maire jusqu'à sa destitution par le gouvernement début février.