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"Aulnay, une page se tourne"

Presse française, Jeudi 12 juillet. Au menu de la presse française ce matin, l’annonce de 10 000 suppressions d’emplois par PSA, et la fermeture de son site d’Aulnay-sous-Bois, un rebondissement dans l’affaire «tweetweiler», et la situation au Nord-Mali, désormais entièrement sous contrôle islamiste.

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On commence cette revue de presse française avec la présentation ce matin par PSA Peugeot Citroën des mesures qui vont concerner l’avenir de ses sites industriels, à un moment où le groupe traverse d’énormes difficultés financières.
PSA s’apprête à annoncer 10000 suppressions de postes, et la fermeture de son usine d’Aulnay… l’usine employait plus de 3300 personnes, salariés et intérimaires elle va être la première usine automobile française à fermer depuis celle de Renault Billancourt,  il y a vingt ans. Le Figaro explique que le sauvetage de Peugeot est à ce prix, qu’il s’agit là d’un plan de bataille engagé par le constructeur pour sa assurer sa survie. Le journal tente d’expliquer pourquoi le groupe connaît  une telle descente aux enfers.
Avec la fermeture du site d’Aulnay, rappelle Libération, c’est tout un chapitre de l’histoire ouvrière qui va être clos. Dans les années 70, rappelle Libé, une bonne partie des ouvriers étrangers de l’usine d’Aulnay était recrutés directement par Citroën au Maroc, dans la région d’Agadir. «On peut clairement parler d’une gestion coloniale, qui a marqué l’histoire de l’entreprise», résume l’historien Tangui Perron. C’était avant que des jeunes gens issus des quartiers populaires de la Seine-Saint-Denis prennent le relai, comme Ahmed Berrazzel, 30 ans, un tout jeune homme qui a grandi juste à côté de l’usine, dans la cité des Mille-Mille.
Au-delà du cas PSA et d’Aulnay-sous-Bois, c’est tout le secteur automobile français qui connaît aujourd’hui d’énormes difficultés, au point que la Croix se demande ce matin à la Une si l’automobile française a encore un avenir.
A voir également aujourd’hui, le retour de la polémique «tweetweiler», après la publication par le Point des propos de Thomas Hollande, le fils de Ségolène Royal et François Hollande. Dans cet article, il est rapporté que le fils aîné du président se serait lâché sur «l’affaire du tweet malheureux de sa compagne, Valérie Trierweiler, en décrivant son père «ahuri» par ce message en faveur du rival de Ségolène Royal à La Rochelle. «Ça m’a fait de la peine pour mon père», aurait confié Thomas Hollande, ça a détruit l’image normale qu’il avait construite». Le jeune avocat qui aurait ajouté: «Je savais que quelque chose pouvait venir d’elle un jour, mais pas un si gros coup. C’est hallucinant». Bref, pas vraiment de quoi apaiser les choses.
D’après Libération, Thomas Hollande aurait nié ces propos, affirmant que l’hebdomadaire avait déformé une conversation informelle. Libé raconte aussi que la Première Dame aurait choisi de se faire discrète sur la scène publique, entourant désormais chacun des ses déplacements d’immenses précautions. Un imbroglio familial que François Hollande devrait démêler samedi soir, lors de son intervention télé du 14 juillet… décidément, quelle histoire !
Il est aussi beaucoup question ce matin de  la fragilisation du Nord-Mali, où les touaregs du MNLA viennent de perdre Ansogo, leur dernier bastion. La région est désormais entièrement sous le contrôle des islamistes, et Libération s’interroge ce matin sur la nécessité d’intervenir pour stopper la progression islamiste.
C’est un scénario qui toutefois est qualifié d’idée «désastreuse» et de «catastrophe» par l’historien Jean-Louis Triaud dans les colonnes de l’Humanité.
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