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Caricature de Mahomet sur Facebook : un Tunisien condamné à plus de sept ans de prison

Un Tunisien a été condamné à sept ans et demi de prison, lundi, lors de son procès en appel, pour avoir publié des caricatures du prophète Mahomet sur sa page Facebook. Un de ses compatriotes, qui a écopé de la même peine, est en fuite.

AFP - La cour d'appel de Monastir (est) a confirmé lundi la peine de sept ans et demi de prison pour un jeune Tunisien qui avait posté des caricatures du prophète Mahomet sur sa page facebook, a-t-on appris de source judiciaire.

Jabeur Mejri, un trentenaire originaire de la ville côtière de Mahdia, avait été condamné en première instance le 28 mars à sept ans et de

Le premier festival arabe de la caricature, du 6 au 8 septembre à Tunis

Le premier festival arabe de la caricature se tiendra du 6 au 8 septembre à Tunis, a annoncé lundi à la presse le directeur de ce festival Wiem Mohamed Kord.

Ce festival qui sera placé sous le signe du "printemps des révolutions arabes", vise à "promouvoir les jeunes talents dans le domaine de l'art de la caricature", a précisé M. Kord, cité par l'agence officielle TAP.

mi de prison pour "trouble à l'ordre public, préjudice causé à des tiers à travers les réseaux publics de communication et atteinte à la morale".

"Nous sommes conscients de l'importance du respect de la chose sacrée mais le jugement est particulièrement sévère et n'est pas conforme aux droits de l'Homme", a déclaré à l'AFP l'avocat du jeune homme, Me Ahmed Msalmi, qui n'a pas exclu de se pourvoir en cassation.

"Un jugement aussi sévère peut être considéré comme une forme de torture", a poursuivi l'avocat, déplorant que la cour d'appel n'ait pas accédé à la demande de la défense d'une expertise médicale du jeune homme.

"L'accusé souffre de troubles du comportement, il y aussi des conditions sociales à prendre en compte", rappelant que M. Mejri était au chômage depuis six ans.

"La frustration, la négligence dont souffrent une grande partie des jeunes Tunisiens leur font perdre leurs repères et parfois ils font des choses dont ils ne sont mêmes pas convaincus", a-t-il estimé.

Un autre jeune tunisien de Mahdia, Ghazi Béji, condamné par contumace à la même peine, est en cavale en Europe depuis que l'affaire a éclaté.

Retrouvez notre série "Les caricaturistes esquissent les révolutions arabes"