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Mondial 2026 : l'équipe iranienne est "bienvenue", assurent la Fifa et Donald Trump
Le patron de la Fifa Gianni Infantino a assuré, mercredi, que le président américain Donald Trump lui avait promis, lors d'un entretien, d'accueillir la sélection iranienne au Mondial 2026, prévu du 11 juin au 19 juillet. Mardi, le ministre iranien des Sports a exclu toute participation de son pays à la Coupe du monde en raison de l'assassinat de l'ayatollah Ali Khamenei.
Le patron de la Fifa Gianni Infantino et le président américain Donald Trump lors du tirage au sort du Mondial 2026 à Washington, le 5 décembre 2025. © Mandel Ngan, AFP archives

Alors que la question de la participation de l'Iran au Mondial 2026 se pose au onzième jour de guerre au Moyen-Orient, le patron de la Fifa Gianni Infantino a assuré, mercredi 11 mars, que le président américain Donald Trump lui avait promis d'accueillir la sélection iranienne à la Coupe du monde cet été.

"Au cours de nos échanges, le président Trump a réaffirmé que l'équipe iranienne était bien entendu la bienvenue pour disputer le tournoi aux États-Unis", co-organisateur aux côtés du Mexique et du Canada, a écrit le dirigeant italo-suisse sur son compte Instagram après s'être entretenu avec le dirigeant américain mardi soir.

Les propos tenus par Donald Trump auprès de Gianni Infantino ont été confirmés, mercredi, par la Maison Blanche.

Le patron de la Fifa a pour la première fois évoqué "la situation en Iran", discutée avec Donald Trump, sans préciser que l'incertitude autour de la venue au Mondial de la "Team Melli" était due aux frappes américano-israéliennes sur le pays.

"Absolument pas en mesure de participer à la Coupe du monde"

"Compte tenu du fait que ce gouvernement corrompu (l'administration Trump, NDLR) a assassiné notre dirigeant, nous ne sommes absolument pas en mesure de participer à la Coupe du monde de quelque manière que ce soit", a déclaré à la télévision d’État, mardi, le ministre iranien des Sports et de la Jeunesse, Ahmad Donyamali.

"Ils nous ont imposé deux guerres en huit ou neuf mois, et ont tué et martyrisé plusieurs milliers de nos concitoyens. Par conséquent, nous n’avons définitivement pas la possibilité de participer", a-t-il aussi ajouté

Le président de la Fédération iranienne de football a également mis en doute, mardi, la participation de son équipe au Mondial 2026, après la défection de plusieurs joueuses de l’équipe féminine de la République islamique lors de la Coupe d’Asie en Australie, la semaine dernière.

"Si la Coupe du monde se déroule ainsi, qui, sain d’esprit, enverrait son équipe nationale dans un endroit pareil ?", a déclaré Mehdi Taj à la télévision d’État iranienne.

Bien que l’événement soit réparti sur trois pays, l’Iran doit disputer ses trois matches de groupe aux États‑Unis, deux à Los Angeles et un à Seattle.

Si Téhéran retirait sa participation à la Coupe du monde de football, ce serait la première fois qu’un pays se désiste depuis que la France et l’Inde se sont retirées du tournoi au Brésil, en 1950.

"Je m'en fiche complètement", a déclaré Donald Trump il y a quelques jours

Quelques heures à peine après le début de l'offensive israélo-américaine, le 28 février, Mehdi Taj avait déjà brandi l'hypothèse d'un boycott de la compétition, précisant que le dernier mot reviendrait aux "autorités sportives" du pays.

"Ces événements ne resteront pas sans réponse (...) Mais ce qui est sûr à l'heure actuelle c'est qu'avec cette attaque et cette cruauté, on ne peut pas envisager avec espoir la Coupe du monde", avait-il expliqué à la télévision iranienne.

Quelques jours plus tard, dans un entretien accordé à Politico, Donald Trump, interrogé sur la participation à la Coupe du monde ou un boycott de l'Iran, avait répondu : "Je m'en fiche complètement". "Je pense que l'Iran est un pays très durement vaincu. Ils sont à bout de force", avait-il ajouté.

Certains observateurs évoquaient aussi la possibilité que les États-Unis refusent d'accueillir les Iraniens pour des raisons de sécurité mais ce scénario semble avoir été écarté par Donald Trump, selon le message diffusé mercredi par Gianni Infantino.

"Nous avons tous besoin, plus que jamais, d'un événement comme la Coupe du Monde de la Fifa pour rassembler les gens, et je remercie sincèrement le président des États-Unis pour son soutien, car cela montre une fois de plus que le football unit le monde", a insisté le patron de la Fifa

Le président de la Fifa, seul dirigeant sportif présent à l'investiture de Donald Trump, affiche régulièrement sa proximité avec le président américain, au point de lui avoir remis l'an dernier un "Prix Fifa de la paix" créé pour l'occasion. Les critères de son attribution n'ont jamais été précisés.

Avec AFP