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Hantavirus : arrivée du MV Hondius à Tenerife, les cinq passagers français rapatriés dimanche
Le bateau de croisière MV Hondius touché par l'hantavirus a fait son entrée dimanche matin dans le port espagnol de Granadilla. Les cinq Français à bord du navire seront rapatriés "par un vol sanitaire ce jour" en France.
Photo du MV Hondius arrivant au port de Granadilla de Abona, le 10 mai 2026, à Tenerife. © Hannah McKay, Reuters

Le navire de croisière MV Hondius, à bord duquel a été détecté un foyer d'hantavirus, est arrivé, dimanche 10 mai, au port de Granadilla, dans le sud de l'île espagnole de Tenerife, aux Canaries, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.

Le navire doit y jeter l'ancre afin de de permettre dans la foulée l'évacuation des passagers et d'une partie de l'équipage avant de poursuivre sa route vers les Pays-Bas.

Les cinq Français à bord du navire seront rapatriés "par un vol sanitaire ce jour" en France, ont annoncé dimanche matin les ministères français de la Santé et des Affaires étrangères dans un communiqué.

Ce transfert se fera "dans le respect des protocoles sanitaires en vigueur et en conformité avec les recommandations de l'OMS" (Organisation mondiale de la santé), ont souligné les deux ministères, qui se coordonnent pour organiser ce rapatriement.

Dans leur communiqué, les deux ministères ne précisent pas dans quel aéroport les passagers français arriveront après leur rapatriement, mais ils indiquent que "l'Agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France organisera l'accueil des ressortissants".

Placement en quarantaine

À leur arrivée en France, l'OMS considérant l'ensemble des passagers comme "des contacts à haut risque", les cinq passagers français "seront placés en quarantaine à l'hôpital durant 72 heures le temps d'une évaluation complète et avant d'organiser un retour à domicile, en isolement de 45 jours, avec mise en place d'une surveillance adaptée", précise le communiqué.

Les ARS assureront ensuite le suivi des personnes exposées, mais asymptomatiques, "dans leurs régions de résidence respectives", selon ce texte. Ce suivi comprendra "une prise de contact initiale, un suivi régulier pendant six semaines – correspondant à la durée maximale théorique d'incubation – ainsi que la transmission de recommandations sanitaires adaptées", explique-t-il.

En cas d'apparition de symptômes chez une personne suivie, "celle-ci sera immédiatement reclassée comme cas suspect" et intégrée à une procédure prévoyant "une évaluation spécialisée, puis une prise en charge sécurisée dans un établissement de santé de référence".

Cette procédure permet "l'isolement hospitalier, la surveillance clinique, la réalisation des prélèvements diagnostiques et la mise en œuvre des mesures de prévention adaptées", selon le communiqué.

Avec AFP