
Le chef du Conseil national de transition (CNT) libyen, Moustapha Abdeljalil, affirme qu'il n'hésitera pas à avoir recours à la force si les milices et les chefs de tribus de l'est du pays mettent à exécution leur projet d'autonomie de la région.
AFP - Le président du Conseil national de transition (CNT) en Libye, Moustapha Abdeljalil, a menacé mercredi de recourir à la force pour empêcher toute autonomie de l'Est du pays, proclamée la veille par des chefs de tribus et de milices.
"Nous ne sommes pas préparés à une division de la Libye", a dit M. Abdeljalil dans des propos diffusés par la télévision, appelant au dialogue ses frères de cette région baptisée Cyrénaïque et les mettant en garde contre les "restes" du régime de Mouammar Kadhafi.
"Ils devraient savoir que des +infiltrés+ et des +restes+ du régime de Kadhafi tentent de les utiliser, et nous sommes prêts à les en dissuader, même par la force", a dit M. Abdeljalil.
Le chef des autorités de transition a tenu ces propos alors qu'il se trouvait à Misrata (210 km à l'est de Tripoli) pour annoncer la fin de la rédaction de la charte nationale qui, selon lui, servira de modèle à la future Constitution de la Libye.
Des chefs de tribus et de milices de l'Est libyen avaient déclaré mardi l'autonomie de cette région pétrolière, disant avoir fait le choix d'un système fédéral.
M. Abdeljalil avait vivement réagi, accusant certains pays arabes, sans les nommer, de soutenir la "sédition".
"Des pays arabes frères, malheureusement, financent et parrainent la sédition qui s'est produite dans l'Est pour ne pas être contaminés par la révolution", avait-il affirmé.
Cette annonce intervient alors que les nouvelles autorités peinent à stabiliser le pays où les milices qui avaient combattu les forces de Mouammar Kadhafi font la loi.