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"L'Irak abandonné aux loups"

Presse internationale, Mercredi 21 décembre. Au menu de la presse internationale ce matin, la mobilisation des femmes égyptiennes, et le chaos place Tahrir, la crise politique irakienne, l’Irak qui pourrait bien ne jamais redevenir un pays.

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On commence cette revue de presse internationale avec la manifestation des femmes du Caire, hier. Les Egyptiennes ont protesté contre les violences de l’armée, notamment contre les femmes.
C’est une mobilisation sur laquelle revient largement la presse égyptienne, et notamment le quotidien Al Masryalyoum , qui veut voir dans le rassemblement d’hier les débuts d’un féminisme égyptien.
Entre les manifestants et l’armée, le fossé s’agrandit chaque jour un peu plus écrit ce matin le site Ahram Online , en évoquant les dénégations des militaires: ils disent que la répression dont on les accuse est un mensonge, que les récits de leurs victimes sont inventés. Qu’à cela ne tienne, les militants des droits de l’homme ont organisé hier une conférence de presse au cours de laquelle ces victimes ont raconté par le menu le traitement qui leur a été réservé.
Des violences qui suscitent l’indignation à l’étranger, à voir dans The New York Times , qui demande à Barack Obama d’agir contre les nouveaux «maîtres de l’Egypte», le conseil suprême des forces armées aujourd’hui à la manœuvre. Il faut suspendre l’aide américaine à l’Egypte plaide le jorunal, qui rappelle que le montant de cette aide atteint 2 milliards de dollars annuels, les deux tiers étant destinés d’ailleurs à l’armée égyptienne.
La révolution a donné naissance à un monstre écrit la revue, un Frankenstein de la place Tahrir, sans leadership, sans force morale, sans cause commune. «Les manifestants égyptiens qui disent que tout ça, ça n’est pas l’Egypte, mais c’est à ces manifestants, désormais, de le prouver».
A voir aussi ce matin, l’aggravation de la crise politique irakienne, quelques jours après le départ des troupes américaines. L’origine de cette crise, rappelle The Guardian , ce sont les accusations portées par le premier ministre chiite Nouri Al Maliki contre le vice-président sunnite Tarek al-Hachémi. Il l’a accusé d’avoir préparé des attentats, des allégations que celui-ci a rejetées, en déclarant que le «chaos sectaire» qui plane aujourd’hui sur l’Irak.
Un paysage de désolation, celui que les Américains ont laissé derrière eux, en «abandonnant l’Irak aux loups» écrit ce matin The Guardian . D’après le journal, il n’aura pas fallu longtemps à Nouri Al Maliki pour montrer son vrai visage. A peine les Américains ont-ils tourné le dos, que le voici en train d’accuser son vice-président de ce dont il a été longtemps suspecté lui-même. Des divisions qui sont en train de fissurer l’Irak chaque jour davantage, l’Irak, qui pourrait bien en jamais redevenir un pays.
A voir pour terminer, le cri du cœur des banquiers de Wall Street, ces «1 % qui disent aux 99 % d’arrêter de les blâmer», sur The Huffington Post .
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