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L'Espagnol Alberto Contador bientôt fixé sur son sort

Accusé de dopage au clenbutérol par l'Union cycliste internationale et l'Agence mondiale antidopage, mais blanchi par la Fédération espagnole, Alberto Contador attend le jugement du Tribunal arbitral du sport qui tranchera sur son cas cette semaine.

REUTERS - Le Tribunal arbitral du sport (Tas) a entamé lundi ses auditions sur le cas de l'Espagnol Alberto Contador, disculpé d'accusations de dopage par sa Fédération, une décision que contestent l'Union cycliste internationale (UCI) et l'Agence mondiale antidopage (Ama).

Le Tas a été saisi par l'Ama et l'UCI, qui n'ont pas accepté que la Fédération espagnole de cyclisme acquitte le triple vainqueur du Tour de France, contrôlé positif au clenbutérol lors de l'édition 2010 de la Grande Boucle.

Le coureur espagnol proteste de son innocence et plaide que le résultat du contrôle s'explique par le fait qu'il avait mangé de la viande contaminée importée d'Espagne pendant une journée de repos dans les Pyrénées, à Pau, le 21 juillet.

S'il est reconnu coupable, Contador risque une suspension de deux ans et la perte de sa victoire de l'an dernier dans la Grande Boucle.

Entouré des dirigeants de la Fédération espagnole de cyclisme (RFCE) et de ses avocats, Contador n'a fait aucune commentaire à son arrivée à l'audience, reportée à deux reprises l'été dernier.

Le Tas, qui entendra pendant trois jours et demi une vingtaine de émoins et d'experts, dont le champion espagnol, ne devrait pas endre son verdict avant le début de l'année prochaine.

La décision appartient à un jury de trois experts nommés dès le mois 'avril. L'Israélien Efraim Barak présidera cette "formation arbitrale", assisté du Suisse Quentin Byrne-Sutton, choisi par l'UCI et l'Ama, et e l'Allemand Ulrich Haas, nommé par Contador et la RFCE.

Le Tas se penchera également sur le dossier des 109 footballeurs testés positifs au clenbutérol au Mexique lors de la Coupe du monde es moins de 17 ans.

Jiri Dvorak, responsable du service médical de la Fédération internationale de football (Fifa), a indiqué que les jeunes joueurs avaient été blanchis car, aux yeux de la Fifa, leur cas ne relevait pas du dopage mais d'un problème de santé alimentaire majeur au Mexique.

La décision de la Fifa a été entérinée par l'Ama, qui a également accepté de ne pas sanctionner cinq joueurs mexicains contrôlés positifs pour la même raison lors de la Gold Cup.