
Un peu plus d'un an après l'éruption, en avril 2010, du volcan Eyjafjöll, c'est au tour du volcan islandais Grimsvotn de faire des siennes. Entré en éruption samedi, il ne devrait toutefois pas causer de dégâts importants selon les experts.
REUTERS - Un volcan est entré en éruption samedi en Islande, sous le plus grand glacier du pays, un an après les perturbations provoquées dans les transports européens par l'éruption de l'Eyjafjöll, mais le scénario ne devrait pas se répéter selon les experts.
Le Grimsvotn, dans le sud-est de l'île, laisse s'échapper un panache de fumée blanche, a dit Hjorleifur Sveinbjornsson, des services météorologiques islandais, à Reuters.
"Cela peut être une forte éruption mais il est peu probable que cela soit comme l'année dernière", a dit ce dernier.
La dernière éruption du Grimsvotn date de 2004.
La compagnie aérienne islandaise, Icelandair, a indiqué que le trafic aérien intérieur n'était pas perturbé.
"Nous ne nous attendons pas à ce que l'éruption du Grimsvotn affecte le trafic dans le pays d'aucune façon", a indiqué le porte-parole d'Icelandair, Gudjon Arngrimsson.
Des images diffusées sur des sites de médias locaux montrent un épais nuage de fumée blanche formé au dessus des montagnes aux alentours.
"Grimsvotn est un volcan très puissant, nous surveillons donc la situation de très près même si ses dernières éruptions étaient inoffensives", a estimé Pall Einarsson, géophysicien à l'Université d'Islande, sur le site internet du quotidien Morgunbladid.
L'agence de contrôle aérien du continent, Eurocontrol, avait suspendu plusieurs milliers de vols et une grande partie de l'espace aérien européen avait été fermé l'année dernière en raison du nuage de cendres volcaniques en provenance du volcan Eyjafjöll qui risquaient de détériorer les moteurs d'avion.