
La chambre basse du Parlement russe a définitivement approuvé le nouveau traité de désarmement nucléaire Start, déjà adopté fin décembre par le Sénat américain. Ce traité prévoit une réduction conjointe de l'arsenal nucléaire américain et russe.
AFP - La Douma, chambre basse du Parlement russe, a voté mardi le traité de désarmement nucléaire START en troisième et dernière lecture par 350 voix et contre 96, ont rapporté les agences russes.
"Nous avons discuté de tous les points de vue et pris en considération tout ce qui était nécessaire", a déclaré le chef de la commission des Affaires étrangères de la Douma, Konstantin Kossatchev.
"La conclusion de l'accord START confirme la détermination de la Russie à respecter les engagements allant dans la voie d'un monde sans armes nucléaires", a indiqué l'assemblée dans une déclaration adoptée par le parti Russie unie au pouvoir.
Ratifié fin décembre par les États-Unis, ce traité prévoit que chacun des deux pays peut déployer au maximum 1.550 têtes nucléaires, soit une réduction de 30% par rapport à 2002. Il permet la reprise des vérifications mutuelles des arsenaux nucléaires des deux superpuissances, interrompues fin 2009.
Le leader ultranationaliste russe et vice-président de la Douma Vladimir Jirinovski a estimé de son côté qu'il était "dangereux de signer des accords avec les Etats-Unis, ils nous haïssent".
Son parti, le LDPR, était opposé à la ratification de START de même que le Parti communiste, deux formations minoritaires.
Le traité doit être examiné mercredi par le Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement, qui devrait également donner son feu vert, avant d'être transmis au président Dmitri Medvedev pour sa promulgation.
Après son adoption définitive par les deux chambres, le traité sera promulgué par M. Medvedev, vraisemblablement "fin janvier ou début février", selon M. Kossatchev.
Le nouveau traité de désarmement nucléaire START est une pièce maîtresse du "redémarrage" des relations entre Washington et Moscou, après les graves tensions apparues pendant la présidence du prédécesseur de Barack Obama, George W. Bush.