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Guerre économique : un regard artistique

Y a-t-il un rapport entre l'intelligence économique et l'art ?On considère parfois l’art et l’économie comme deux notions antinomiques. Les économistes, bénéficient d’une aura particulière dans un monde qui calque souvent ses humeurs sur les fluctuations de l’économie. Les artistes quant à eux sont souvent réduits au rang de gauchistes ou d’anarchistes, déconnectés des réalités sociales.

Eric Méchoulan dépoussière ces vieux poncifs. Il joue actuellement dans une pièce intitulée micro histoire économique du monde, dansée, mise scène par Eric Rambet. Les comédiens professionnels et amateurs évoquent les usines Ford et celles de Toyota, Mauss et Adam Smith. « Une sorte de philosophe qui analysait avec acuité les comportements humains » dit Eric Méchoulan. Le thème de la crise des subprimes qui donne parfois le tournis, fait s'agiter non plus seulement les traders mais ici les comédiens. Le philosophe ponctue l’action de commentaires ad hoc et donne la preuve que la frontière entre artistes et économistes est plus ténue qu’on ne le croit.

Ainsi l’art n’est pas qu’un luxe superflu, c’est aussi un regard différent porté sur la société.
Les artistes sont des témoins du temps présent qui apportent sinon des analyses critiques, scientifiques, un témoignage sur le monde qui nous entoure.

De janvier à juin Eric Méchoulan, anime également un séminaire consacré à « l’esthétique et l’économie politique » qui a lieu en alternance à l’Université de Montréal et au Collège international de Philosophie à Paris. Il s’agit d’un lieu d’échanges et un espace de discussion sur les enjeux communs de l’esthétique et de l’économie dans l’historie contemporaine.