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L'équipe de France a été neutralisée par l'Italie (1-1), vendredi soir, en Ligue des nations au stade de France à Saint-Denis. Pour la première de Zinedine Zidane à domicile en tant que sélectionneur, les Bleus ont longtemps cru pouvoir l'emporter avant de céder face à la Squadra Azzurra et de se faire peur en terminant le match en infériorité numérique.

Les Bleus et l'Italie se sont neutralisés au stade de France à Sain-Denis, le 2 octobre 2026. © Franck Fife, AFP

Les Bleus ont été neutralisés par l'Italie (1-1), vendredi 2 octobre au soir, au stade de France à Saint-Denis. Pour leur troisième rencontre en Ligue des nations, les Français auraient pu espérer mieux, mais la Squadra Azzurra a su se montrer réaliste pour obtenir le partage des points.

Pour la première de Zizou à domicile en tant que sélectionneur, l'enceinte dionysienne lui a réservé un accueil des plus chaleureux : ovation à l'annonce des équipes, un tifo "Zizou bienvenue chez toi" à l'entrée des joueurs sur la pelouse et une Marseillaise qui donne la chair de poule. C'est sûr : l'histoire d'amour du public français a repris ce soir avec son n°10 de légende maintenant entraîneur.

Vingt ans après le dernier France - Italie de leur coach, les Bleus version 2026 ont à cœur de gagner la Squadra Azzurra et confirmer les belles promesses entrevues dans le jeu face à la Belgique. Mais alors que les tribunes du stade de France sont à la fête, Moise Kean menace de la gâcher en se présentant seul au second poteau. Il manque un peu son plat du pied et Mike Maignan sauve le ballon sur sa ligne. La première occasion du match aurait pu faire mouche (9e).

Sur le terrain, l'équipe de France est moins enjouée que son public : elle fait tourner le ballon mais sa possession de balle est stérile, et quand les ailiers français tentent de percuter ils butent constamment sur la défense italienne hermétique. Au point qu'il faut attendre la 20e minute de jeu pour la première situation française, une frappe enroulée de Michael Olise qui n'est pas cadrée.

Rien d'autre à signaler durant ce premier acte pour les Bleus, alors que l'Italie manque d'ouvrir la marque à deux reprises sur corner... mais la frappe de Davide Frattesi est déviée de peu (40e) et le but de Moise Kean logiquement refusé pour un hors jeu (41e).

Le pétard d'Olise et le flair de Bastoni

Au retour des vestiaires, les Bleus montrent un tout autre visage et se montrent plus dangereux en quelques minutes qu'en une mi-temps. Mais à chaque fois Gianluigi Donnarumma se trouve sur leur route. Le portier italien sort d'abord un double arrêt décisif en repoussant la frappe enroulée aux 20 mètres de Désiré Doué, puis en s'interposant dans la foulée face à Ousmane Dembélé à bout portant (48e).

"Gigio" montre ensuite sa belle allonge sur une frappe enroulée de Michael Olise (50e). Mais il ne peut rien faire quand l'ailier du Bayern vient nettoyer sa lucarne sur un somptueux coup franc aux 25 mètres, conclu par une transversale rentrante (1-0, 55e). Mais l'Italie ne s'avoue pas pour autant vaincue. Elle revient même dans le match grâce à Alessandro Bastoni qui chipe un ballon dans les pieds de Lucas Da Cunha avant de placer une frappe hors de portée de Mike Maignan (1-1, 68e).

Les Bleus sont cueillis à froids, eux qui dominaient sans partage durant ce second acte. Alors Adrien Rabiot essaie de redonner l'avantage aux siens mais il bute sur Gianluigi Donnarumma (70e) puis sur la défense italienne (76e). Entrant, Eduardo Camavinga tente lui aussi de marquer un deuxième but pour la France, mais le portier italien est encore sur la trajectoire du ballon (84e).

La Squadra Azzurra ne serait pas contre un succès non plus, et Moise Kean est tout proche de marquer sur une tête piquée déviée de peu en corner par Mike Maignan (81e). Pour ne rien arranger, les Bleus terminent la rencontre à dix après l'exclusion de Dayot Upamecano, averti d'un second carton jaune pour une faute grossière sur Moise Kean (85e).