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Tour de France : le Néerlandais Mathieu Van der Poel remporte la 9e étape sous la canicule
Le Néerlandais Mathieu Van der Poel, de la formation Alpecin, a remporté dimanche la neuvième étape du Tour de France. Une course raccourcie de trente kilomètres en raison de la canicule à Ussel, en Corrèze.
Le Néerlandais Mathieu van der Poel franchit la ligne d'arrivée et remporte la neuvième étape du Tour de France, disputée entre Malemort et Ussel, le 12 juillet 2026. © Thibault Camus, AP

Mathieu Van der Poel a remporté dimanche 12 juillet la neuvième étape du Tour de France, en réglant au sprint ses trois derniers compagnons d'échappée sous une chaleur écrasante en Corrèze. Le coureur de 31 ans de la formation d'Alpecin a surclassé sur la ligne le Norvégien Tobias Johannessen, le Britannique Tom Pidcock et le Français Alex Baudin.

À la veille de la première journée de repos, le Slovène Tadej Pogacar conserve le maillot jaune avec une avance de 2 minutes et 42 secondes sur le Danois Jonas Vingegaard. Les deux hommes ont terminé avec tous les autres favoris dans un peloton d'une quarantaine de coureurs, à six secondes seulement du vainqueur.

C'est la troisième victoire dans le Tour de France pour Mathieu Van der Poel, le petit-fils de Raymond Poulidor dont la mémoire était saluée par de nombreuses banderoles au bord des routes corréziennes, après celles à Mûr-de-Bretagne en 2021 et Boulogne-sur-Mer l'an dernier.

Elle constitue un vrai soulagement pour son équipe Alpecin, où Jasper Philipsen a raté le coche lors des trois premières arrivées au sprint.

Une échappée sous pression

L'étape, réduite de 185 à 155 km alors que le département de la Corrèze a basculé en vigilance rouge canicule, a été marquée comme prévu par une bataille féroce pour prendre l'échappée sur un terrain accidenté, idéal pour les baroudeurs.

Malgré la fournaise, des dizaines de coureurs ont tenté de partir à l'avant, dont Julian Alaphilippe, très offensif en début d'étape.

Le bon coup est parti à la mi-course dans le difficile Suc au May, en haut duquel huit coureurs - que des costauds - ont formé un groupe déterminé à se jouer la victoire : Tobias Johannessen, le mieux placé au général (13e), Quinn Simmons, Derek Gee-West, Tom Pidcock, Lennert Van Eetvelt, Pablo Castrillo, Mathieu Van der Poel et le Français Alex Baudin.

Mais derrière, l'équipe UAE de Tadej Pogacar a imprimé un gros tempo pour rester à portée de fusil. La formation Netcompany Ineos, au prétexte de défendre la onzième place d'Egan Bernal au général, a pris le relais pour garder l'échappée sous pression.

L'entente au sein de celle-ci a commencé à se déliter à 27 km de l'arrivée.

Mathieu Van der Poel, mécontent que ça ralentisse et de voir revenir le peloton à trente secondes, a alors secoué le cocotier dans le Mont Bessou, un raidard de 900 m qui devait lui rappeler les bergs du Tour des Flandres, pour placer son attaque décisive.

Un temps distancés, Tobias Johannsen, Alex Baudin et Tom Pidcock ont réussi à s'accrocher, malgré un problème de dérailleur pour le Britannique, réglé à grands coups de talon.

Le quatuor s'est alors dirigé ensemble jusqu'à Ussel où le triple vainqueur de Paris-Roubaix, beaucoup trop rapide, a logiquement remporté le sprint alors que le peloton se rapprochait dangereusement.

Avec AFP