
Des agents de sécurité syriens inspectent un véhicule calciné près après que deux explosions ont secoué Damas, le 7 juillet 2026. © Omar Albam, AFP
L'enquête sur les attentats du 7 juillet à Damas connaît de nouveaux développements. Les autorités syriennes ont annoncé jeudi 9 juillet au soir l'arrestation des membres d'une cellule "affiliée à l'organisation État islamique" (EI) responsables des deux attentats à la bombe survenus mardi à Damas pendant la visite du président français Emmanuel Macron.
"La cellule responsable des attaques terroristes qui ont ciblé Damas il y a deux jours est désormais entre nos mains", a déclaré sur X le ministre de l'Intérieur Anas Khattab. "Une fois l'enquête terminée, nous révélerons au public l'identité des membres de la cellule, leur rôle ainsi que leurs affiliations", a ajouté le ministre de l'Intérieur.
Ahmad al-Dalati, chef de la sécurité intérieure pour la région de Damas, a plus tard déclaré à la télévision d'État syrienne que les premières investigations avaient montré que "la cellule était affiliée au groupe EI".
Des bombes déposées près de l'hôtel où séjournait Macron
Les auteurs présumés ont été arrêtés simultanément dans "différents lieux à Damas et ses environs", a ensuite précisé un communiqué du ministère, citant spécifiquement quatre quartiers. Deux d'entre eux abritent des membres de la communauté alaouite, dont est issu le clan de l'ex-président Bachar al-Assad.
Une personne est morte et 36 autres ont été blessées dans l'explosion quasi simultanée de deux bombes artisanales mardi matin, déposées à proximité de l'hôtel où Emmanuel Macron venait de passer la nuit. À ce moment-là, le chef d'État était déjà parti pour s'entretenir avec son homologue Ahmad al-Charaah.
Il s'agissait de la première visite d'un dirigeant d'une puissance occidentale depuis l'arrivée au pouvoir d'une coalition islamiste après plus de 13 années de guerre civile.
Avec AFP
