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Le président Aoun assure que le Liban ne cèdera "pas un pouce" du territoire à Israël
Le président libanais, Joseph Aoun, a défendu jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique", contrairement à ce que dit le Hezbollah. Il a assuré que ces pourparlers doivent "garantir le retrait israélien de son territoire" : "Nous ne céderons pas un seul pouce du territoire libanais."
Le président libanais Joseph Aoun lors d'une intervention télévisée depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. © Présidence libanaise, AFP

Le président libanais, Joseph Aoun, défend la fermeté diplomatique de son gouvernement. Il a affirmé, jeudi 2 juillet, que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne céderait "pas un seul pouce de territoire".

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré la veille que l'armée israélienne resterait "pour une durée indéterminée" dans ce qu'elle qualifie de "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Le Liban a signé le 26 juin sous l'égide de Washington un accord-cadre avec Israël en vue de parvenir à une "paix durable", un texte violemment contesté par le Hezbollah pro-iranien.

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Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun, alors que la nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah a fait depuis le 2 mars plus de 4 200 morts au Liban, selon les autorités.

Le chef de l'État a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire". "Nous ne cèderons pas un seul pouce du territoire libanais", a-t-il assuré.

L'accord-cadre prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne, mais il ne fixe pas de calendrier.

Le processus doit être détaillé dans une annexe de sécurité, dont le contenu n'a pas été rendu public.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que persisterait la menace du Hezbollah.

Des négociations amenées à reprendre

Côté diplomatie, des représentants américains et iraniens ont conclu une session de négociations techniques et indirectes au Qatar en vue de faire cesser durablement les hostilités au Moyen-Orient.

Doha et Islamabad ont indiqué que les négociations reprendraient après les funérailles de l'ayatollah Ali Khamenei, débutant samedi à Téhéran et qui dureront six jours.

Les obsèques de l'ex-guide suprême, tué le 28 février au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre Téhéran, étaient initialement prévues début mars, mais avaient été reportées en raison de la guerre.

L'influent Mohammad Bagher Ghalibaf, chef de l'équipe de négociation iranienne et président du Parlement, a appelé les Iraniens à y participer en masse. Les autorités attendent entre 15 et 20 millions de personnes rien que dans la capitale.

Téhéran a exigé d'inclure le Liban dans les pourparlers, alors qu'Israël occupe une partie du sud du pays.

Avec AFP