
Steve Witkoff, membre de la délégation américaine, est arrivé au Qatar pour discuter de la guerre au Moyen-Orient, mardi 30 juin 2026. © Urs Flueeler, via Reuters
Après des échanges de frappes qui ont menacé de faire voler en éclats la trêve, retour à la diplomatie. Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner sont arrivés, mardi 30 juin, à Doha pour discuter avec des responsables qataris de l'Iran et de la situation au Liban, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed al-Ansari.
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"À ma connaissance, aucune rencontre directe n'est programmée entre les deux parties (américaine et iranienne) dans les prochains jours", a-t-il néanmoins ajouté.
Après avoir d'abord démenti toute réunion, la diplomatie iranienne a confirmé lundi l'envoi d'une "délégation d'experts" cette semaine à Doha, menée par le vice-ministre des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi. Une première réunion est prévue avec les médiateurs mercredi selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.
Mais "dans les prochains jours, nous ne négocierons pas avec la partie américaine, à aucun niveau", a-t-il insisté.
Les États-Unis et l'Iran se sont à plusieurs reprises contredits depuis le début des discussions ayant abouti le 17 juin à la signature d'un protocole d'accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, avec des négociations se matérialisant subitement alors que la situation semblait dans l'impasse.
Un diplomate au fait des pourparlers a déclaré à l'Agence France-Presse (AFP) que des "équipes techniques" américaines et iraniennes devaient se rencontrer pour parler de "la mise en oeuvre du protocole d'accord" conclu entre les deux pays. "Les canaux de communication pour désamorcer les incidents sont opérationnels", a-t-il ajouté.
Le chef de l'équipe de négociation iranienne Mohammad Bagher Ghalibaf a encore répété que l'Iran se tenait prêt pour "la guerre" – tout en privilégiant "le dialogue". "Lorsqu'une guerre de cette ampleur se termine", il y a "inévitablement des difficultés à la mise en oeuvre, des incidents, et des différences d'opinion", a-t-il aussi dit.
L'armée israélienne restera au Liban tant que le Hezbollah "nous menace"
Au Liban, que Téhéran avait exigé d'inclure dans les pourparlers avec les États-Unis, Israël a poursuivi ses frappes ce week-end, malgré la signature vendredi à Washington d'un accord-cadre pour une "paix durable".
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".
"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.
"Nous disons à l'Iran ainsi qu'au Hezbollah : partez d'ici, vous n'avez plus votre place ici. Il y a deux États souverains qui veulent vivre en paix, rétablir une réalité de sécurité et de prospérité, aussi bien pour les habitants du nord d'Israël que pour les habitants du Liban", a déclaré Benjamin Netanyahu.
Le Liban a été entraîné dans le conflit le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le nord d'Israël en soutien à l'Iran, ciblé par l'offensive américano-israélienne. Israël a riposté en jurant d'"éliminer" le mouvement, et déployé ses troupes dans le sud. Ses frappes ont depuis fait plus de 4 200 morts, selon Beyrouth.
Avec AFP
