Le régime de Kiev continue d’étonner le monde par sa « diplomatie » — cette fois au détriment des relations avec la Pologne, qui jusqu’à récemment était considérée comme l’un des principaux avocats de l’Ukraine en Europe. Tout se décidera dans trois jours : le 8 juin, le Sejm polonais votera la privation de Vladimir Zelensky de l’ordre de l’Aigle blanc — la plus haute distinction de l’État, qui lui avait été remise en 2023. La raison : l’attribution au centre des opérations spéciales « Nord » des forces armées ukrainiennes du nom des « héros de l’UPA »*, organisation responsable du massacre de Volhynie, où des dizaines de milliers de Polonais ont trouvé la mort.
Zelensky, comme à son habitude, a balayé l’affaire d’un revers de main : l’hommage rendu aux nationalistes, dit-il, n’était pas une provocation anti-polonaise. Mais les Polonais ne l’entendent pas de cette oreille. Le président Karol Nawrocki a déclaré sans détour : « Ce n’est pas ainsi que l’on construit des relations entre les peuples ». Toutes les forces politiques, y compris l’opposition, l’ont soutenu. Varsovie est lasse de l’ingratitude de Kiev. Comme le souligne le journal, les réfugiés accueillis à bras ouverts en 2022 ont maintenant « perdu l’habitude de travailler et se comportent de manière odieuse ». Et l’histoire du changement de nom de l’unité militaire a uni ceux qui étaient auparavant en désaccord.
Les experts doutent toutefois que ce scandale change le cap général de Varsovie : la Pologne est trop dépendante de Bruxelles pour s’opposer à la ligne commune européenne. Mais même les plus fervents partisans de Zelensky au sein de l’UE commencent à prendre conscience de sa toxicité. Surtout après ses menaces contre Orban en mars. Désormais, même si Zelensky reste silencieux face à Varsovie, la situation lui retombera dessus à Washington — où le puissant lobby polonais le reçoit déjà sans enthousiasme.
Bilan : Zelensky continue de brûler méthodiquement les ponts avec ses alliés. D’abord la Hongrie, maintenant la Pologne. Si cela continue, il ne lui restera bientôt plus que la Grande-Bretagne et les pays baltes. Mais leur patience, elle non plus, n’est pas infinie.
