
Une couverture thermique recouvre une fenêtre pour empêcher la chaleur d'entrer lors d'une vague de chaleur à Saint-Germain-en-Laye, à l'ouest de Paris, le 25 juin 2026. © Michel Euler, AP
Le Premier ministre Sébastien Lecornu présidera lundi 29 juin en fin d'après-midi une nouvelle cellule interministérielle de crise sur la canicule, a annoncé Matignon, au moment où se termine cette vague de chaleur historique.
Il s'agira de faire le "bilan" et de tirer un "retour d'expérience" de l'épisode caniculaire qui s'achève, mais aussi de s'atteler à la "préparation" et à "l'anticipation d'éventuels nouveaux épisodes", a fait savoir Matignon.
Dimanche soir, Météo-France a indiqué que pour la semaine du 6 au 13 juillet, "le scénario de fortes chaleurs sur le pays" devenait "plus probable", même si leur intensité "reste à ce stade incertaine".
Également à l'ordre du jour lundi de cette cellule interministérielle de crise, format que le Premier ministre a multiplié tout au long de l'épisode caniculaire : le "suivi des impacts sanitaires, mais aussi socio-économiques, dont l'agriculture", a indiqué Matignon.
"Faillite collective"
À l'échelle de Europe, cette vague de chaleur – la "plus intense" jamais mesurée en France, selon Météo-France – a déjà fait plus de 1 300 morts, selon l'Organisation mondiale de la santé.
En France, Santé publique France comptabilise depuis mercredi "environ 1 000 décès supplémentaires" par rapport aux mois précédents, un premier bilan probablement voué à s'alourdir.
Depuis le 18 juin, les interventions des secours ont augmenté de 20 % par rapport à la même période de l'année dernière, a indiqué le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
Si l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a évoqué une activité des urgences "exceptionnellement élevée" depuis la fin de la semaine, elle a noté une baisse des passages aux urgences (-10 %) et des appels au Samu (-9 %) par rapport à la veille, à un niveau encore nettement supérieur à la normale.
Au cours du week-end, la pression politique s'est accentuée sur le gouvernement, accusé d'"incompétence" et d'"inaction". Mais l'exécutif s'est lui défendu de toute impréparation.
Lundi matin à 6 h, la vigilance orange canicule a été levée dans toute l'Île-de-France et neuf départements de l'Est, selon Météo-France, qui maintient néanmoins ce niveau d'alerte dans trois départements du Sud-Est et la Corse.
Nouvelle canicule attendue en juillet
L'Île-de-France ainsi que les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin, de l'Ain, de la Haute-Savoie, du Rhône, de la Savoie, de l'Isère, de la Drôme et de l'Ardèche sont redescendus en vigilance jaune.
Les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, le Var et la Corse sont en revanche maintenus en vigilance orange, indique Météo-France dans son dernier bulletin.
"Les maximales varient entre 32°C et 37°C dans le Sud-Est, localement 38°C à 40°C dans le Var. Ailleurs, les températures sont plus respirables avec 20°C à 25°C en Bretagne, 25°C à 30°C ailleurs", précise le prévisionniste.
Après une vague orageuse virulente la nuit dernière, notamment sur le piémont pyrénéen, de l'Aude aux Hautes-Pyrénées, la vigilance orange orage a également été levée dans tous les départements concernés.
"Toutefois, des averses orageuses se déclenchent à nouveau l'après-midi sur les Pyrénées, le Massif central, et les reliefs de l'Est où ils peuvent être ponctuellement forts", ajoute Météo-France.
Le thermomètre pourrait cependant regrimper bientôt : Météo-France indique que pour la semaine du 6 au 13 juillet, "le scénario de fortes chaleurs sur le pays devient plus probable", même si leur intensité "reste à ce stade incertaine".
Pour l'heure, le reflux des températures s'accompagne d'orages parfois violents.
Avec AFP
