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Mondial 2026 : le Canada qualifié en huitièmes après avoir battu sur le fil l'Afrique du Sud
Un but dans le temps additionnel de Stephen Eustaquio a permis au Canada de dominer l'Afrique du Sud (1-0), dimanche à Los Angeles. Le pays d'Amérique du Nord devient le premier qualifié pour les huitièmes de finale du Mondial 2026 qu'il coorganise.
Ronwen Williams (Afrique du Sud) réagit après le but déterminant du Canadien Stephen Eustaquio en 16es de finale de la Coupe du Monde à Los Angeles, dimanche 28 juin 2026. © Daniel Cole, Reuters

In extremis, le Canada a décroché, dimanche 28 juin, le premier billet pour le Mondial 2026 de football en venant à bout de l'Afrique du Sud dans le temps additionnel à Los Angeles.

Après une phase de poules marquée par un ratio de buts par match jamais vu depuis les années 1950, le Mondial 2026 est entré dans une nouvelle phase et le rythme va s'accélérer lundi avec trois superbes affiches, Brésil-Japon, Allemagne-Paraguay et le très alléchant duel entre les Pays-Bas et le Maroc.

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Coorganisateur du Mondial avec les États-Unis et le Mexique, le Canada avait l'honneur de lancer les 16es de finale de la compétition. Lors de leurs deux précédentes Coupes du monde, en 1986 et en 2022, les "Canucks" n'étaient pas sortis de la phase de poule. Ils n'avaient jamais gagné de match dans le tournoi planétaire.

Dimanche, un but dans le temps additionnel de leur capitaine Stephen Eustaquio leur a permis de se qualifier pour les huitièmes face à l'Afrique du Sud. Ils affronteront au tour suivant les Pays-Bas ou le Maroc.

Car la suite des 16es de finale, programmés jusqu'au 4 juillet, va laisser sur le carreau quelques équipes de bon calibre. Des matchs comme ce Pays-Bas - Maroc ou encore le Belgique-Sénégal et le Portugal-Croatie à venir auraient pu faire des quarts de finale très crédibles.

Après une phase de poules hésitante, terminée à la deuxième place du groupe K, et avec toujours un doute sur l'apport réel de Cristiano Ronaldo (41 ans), le Portugal fait d'ailleurs partie des favoris les plus fragilisés.

Car en cas de succès contre la Croatie de Luka Modric, autre quadragénaire, il faudra sans doute se mesurer ensuite à l'Espagne, qui sera nettement favorite en 16es de finale contre l'Autriche, qualifiée par miracle après son nul 3-3 samedi face à l'Algérie.

Des débuts offensifs

La fin de la phase de poules est aussi l'occasion de faire un premier bilan des résultats par confédérations.

Et à ce petit jeu, c'est l'Afrique qui s'est particulièrement distinguée, avec neuf qualifiés sur les dix pays engagés, grâce notamment aux derniers tickets arrachés samedi par l'Algérie ou la République démocratique du Congo. Seule la Tunisie, qui a complètement raté son tournoi, n'est pas sortie de sa poule.

"Le travail acharné et les investissements dans le football de jeunes, l'encadrement, les ligues professionnelles et les infrastructures (...) portent leurs fruits", s'est félicité dimanche le patron du foot africain, Patrick Motsepe, qui s'exprimait avant l'élimination de l'Afrique du Sud.

Autre bémol au tir groupé africain : aucune équipe n'a terminé première de son groupe. Mais le Maroc, la Côte d'Ivoire, l'Égypte ou la surprise Cap-Vert ont montré de belles choses.

L'Europe (13 qualifiés sur 16) et l'Amérique du Sud (5 sur 6) ont comme prévu été solides. L'Écosse n'a pas passé le premier tour et son sélectionneur Steve Clarke a démissionné comme celui de la Corée du Sud, Hong Myung-bo. Les Sud-Coréens sont restés loin de leurs standards et, plus globalement, l'Asie a déçu avec seulement deux qualifiés sur neuf équipes engagées.

L'Irak ou l'Ouzbékistan n'ont pas démérité dans des groupes relevés. Quant à l'Iran, éliminé avec trois matchs nuls, son Mondial aura été marqué par le contexte de la guerre avec les États-Unis, qui a pénalisé sa préparation puis le déroulé de sa compétition.

La phase de groupes de la première Coupe du monde à 48 équipes a donné lieu à une orgie de buts : 215 en 72 matchs, soit une moyenne de 2,99 par match. Cela en fait le ratio le plus élevé pour une Coupe du monde depuis les années 1950. Au Qatar, fin 2022, la moyenne à l'issue de la phase de groupes était de 2,44 buts par rencontre (2,69 sur l'ensemble de la compétition).

En plus de la lutte à distance engagée par les serial-buteurs du foot mondial, d'autres facteurs expliquent ce festival (passage de 32 à 48 nations proposant des oppositions a priori plus déséquilibrées, caractéristiques du ballon officiel, etc.).

Avec AFP