
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et la haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, à Kiev, en Ukraine, le 31 mars © Gleb Garanich, Reuters
Les ambassadeurs des pays membres de l'Union européenne ont donné leur accord, mercredi 22 avril, avec plusieurs mois de retard dus au veto de la Hongrie, pour le versement d'un prêt de 90 milliards d'euros promis à l'Ukraine en décembre dernier ainsi que pour un vingtième paquet de sanctions contre la Russie.
La décision doit être envoyée aux gouvernements des Vingt-Sept en vue de leur validation définitive dans les 24 heures. Le principe d'un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine, destiné à financer l'effort de guerre de Kiev pour les années 2026 et 2027, avait été arrêté par l'ensemble des dirigeants des Vingt-Sept lors d'un Conseil européen le 19 décembre dernier.
Mais le Premier ministre hongrois de l'époque, Viktor Orban, proche de la Russie de Vladimir Poutine, était par la suite revenu sur son engagement en refusant de signer l'accord, accusant l'Ukraine d'avoir saboté l'oléoduc Droujba qui fournit la Hongrie en pétrole russe via le territoire ukrainien.
Le différend avait également retardé l'adoption de nouvelles sanctions contre Moscou censées marquer le quatrième anniversaire de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par les forces russes le 24 février 2022.
La défaite sévère de Viktor Orban aux élections législatives du 12 avril et son prochain remplacement par le pro-européen Peter Magyar ont cependant ouvert la voie à l'adoption de ces deux mesures, encore facilitée par l'annonce de la reprise imminente des livraisons de pétrole à la Hongrie et la Slovaquie par l'opérateur ukrainien de l'oléoduc Droujba.
Avec AFP
