
Un dépôt de carburant à Gelsenkirchen, dans la Ruhr en Allemagne, le 9 mars 2026 © Ina FASSBENDER / AFP
Le début d'une accalmie sur le front énergétique ? Les cours du brut ont connu une hausse spectaculaire ces dix derniers jours face aux difficultés d'approvisionnement depuis les pays du Golfe, avec une flambée historique de 30 % en quelques heures lundi --avant de modérer leur envolée.
Les prix refluent mardi : vers 2H GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, plongeait de 10,09 % à 85,21 dollars. Celui de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, perdait 10,46 % à 88,61 dollars.
Le Brent avait grimpé lundi en séance jusqu'à 119,50 dollars et le WTI jusqu'à 119,48 dollars, dépassant les 100 dollars pour la première fois depuis 2022.
Le marché a fait volte-face après la déclaration inattendue de Donald Trump en fin de journée lundi, qui a assuré que la guerre était "quasiment" finie auprès d'une journaliste de la chaîne CBS.
Réserves stratégiques
Les remarques du président américain ont "complètement changé la donne", remarque auprès de l'AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.
Pour l'analyste, l'administration Trump "en est arrivée à un point où ils réfléchissent au coût" de la guerre, mais aussi "aux marchés".
Dans son échange avec la journaliste de CBS, Donald Trump a également dit qu'il "réfléchissait à prendre le contrôle" du détroit d'Ormuz. La navigation est paralysée dans ce passage stratégique par lequel transitent environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux.
Donald Trump a aussi annoncé lundi qu'il allait lever certaines sanctions sur le pétrole "afin de réduire les prix".
Autre signal rassurant : les pays du G7 se sont dit lundi "prêts" à puiser si besoin dans leurs réserves stratégiques de pétrole pour tenter d'atténuer la flambée des prix --sans toutefois décider d'y recourir dans l'immédiat.
"La réunion téléphonique du G7 a suscité un vif intérêt (...) et Trump a ensuite ajouté que le conflit pourrait se terminer plus tôt que prévu (...) Cette conjonction a suffi à faire naître l'espoir d'une certaine normalisation de l'offre et de la logistique", observe Chris Weston, analyste du courtier Pepperstone.
Avec AFP
