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Au Venezuela, l'opposant Juan Pablo Guanipa libéré de prison et assigné à résidence
L'opposant vénézuélien Juan Pablo Guanipa, qui avait été arrêté lundi juste après sa libération de prison, a finalement été assigné à résidence mardi.
Juan Pablo Guanipa après sa libération à Caracas le 8 février 2026. © Cristian Hernandez, AP

Juan Pablo Guanipa, un dirigeant de l'opposition vénézuélienne et proche de la lauréate du prix Nobel de la paix Maria Corina Machado, arrêté lundi quelques heures après sa sortie de prison, a été assigné à résidence mardi 10 février, a indiqué son fils.

"Il est chez moi à Maracaibo. Nous sommes soulagés de savoir que ma famille sera bientôt réunie", a écrit Ramon Guanipa sur le compte X de son père, remerciant le gouvernement américain "pour son action en faveur de la liberté du Venezuela et de tous les prisonniers politiques".

Douze heures après avoir retrouvé la liberté après neuf mois derrière les barreaux pour "conspiration", Juan Pablo Guanipa, 61 ans, avait de nouveau été arrêté pour avoir, selon le parquet, enfreint les conditions de sa liberté conditionnelle.

Ses proches avaient immédiatement réclamé des preuves de vie. Maria Corina Machado avait fustigé un "enlèvement", l'opposant vénézuélien Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne et qui affirme avoir battu Nicolas Maduro à la présidentielle contestée de 2024, avait dénoncé une "disparition forcée".

Loi d'amnistie

Son arrestation avait eu un écho aux États-Unis où la parlementaire Maria Elvira Salazar, alliée du secrétaire d'État Marco Rubio, avait mis en garde sur les "très graves conséquences (...) s'il arrive quoi que ce soit" à Juan Pablo Guanipa.

"Mon père reste injustement détenu, car l'assignation à résidence reste une forme de détention, et nous exigeons sa libération pleine et entière ainsi que celle de tous les prisonniers politiques", a ajouté Ramon Guanipa.

Après sa libération dimanche, Juan Pablo Guanipa s'était rendu devant plusieurs prisons de Caracas, y retrouvant des proches de prisonniers politiques et échangeant avec la presse. Dans des déclarations à l'AFP, il avait appelé au "respect de la volonté du peuple vénézuélien" et à de nouvelles élections.

Une loi d'amnistie qui doit permettre la libération de l'ensemble des détenus politiques, promise sous pression américaine par la présidente par intérim Delcy Rodriguez, a été approuvée en première lecture jeudi. La séance prévue mardi pour son adoption définitive a été repoussée par l'Assemblée nationale. Une séance parlementaire - sans ordre du jour pour le moment - est prévue jeudi.

Avec AFP