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Meurtre d'un patron d'assurance américain : Luigi Mangione ne risque plus la peine de mort
Une juge ​fédérale américaine a écarté vendredi les chefs ⁠d'inculpation d'homicide et de port d'arme contre Luigi Mangione, meurtrier présumé d'un dirigeant du groupe d'assurance santé ​UnitedHealth, qui ne risque plus la ‍peine de mort en cas de condamnation.
Luigi Mangione comparaît devant le tribunal correctionnel de Manhattan pour une audience de présentation des preuves, le 18 décembre 2025, à New York. © Shannon Stapleton, AP

Luigi Mangione, suspecté du meurtre du patron du plus gros groupe d'assurance santé américain à New York en 2024, ne pourra pas être condamné à la peine de mort, a décidé une juge fédérale vendredi 30 janvier.

Celle-ci a rejeté les deux chefs d'accusation pour lesquels le parquet avait requis la peine de mort : le meurtre et l'utilisation d'un pistolet équipé d'un silencieux. Restent deux chefs d'accusation de harcèlement, portant sur la traque de sa victime, passibles de la prison à vie.

L'homme de 27 ans reste toutefois poursuivi pour meurtre dans une autre procédure au niveau de l'État de New York, dans laquelle il risque également la prison à vie.

La sélection des jurés de son procès fédéral commencera le 8 septembre et les débats le 13 octobre.

La date de son procès au niveau de l'État de New York n'a pas encore été fixée.

Dans les deux cas, il a plaidé non coupable des accusations portées contre lui.

Il est reproché à ce fils d'une famille aisée de Baltimore (Maryland, est) d'avoir tiré de sang-froid sur le directeur de UnitedHealthcare, Brian Thompson, 50 ans, dans une rue de Manhattan le 4 décembre 2024.

Il s'était ensuite enfui avant d'être arrêté cinq jours plus tard dans un McDonald's en Pennsylvanie, à environ 370 kilomètres du lieu du crime.

Luigi Mangione est devenu, pour certains, le symbole de la colère des Américains à l'encontre des entreprises d'assurance santé, accusées de privilégier leurs profits au détriment des soins.

Ses passages au tribunal sont systématiquement accompagnés de la présence de supporteurs, le plus souvent des jeunes femmes.

Avec AFP