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Syrie : un accord "global" annoncé entre Damas et les Kurdes
Le pouvoir syrien et les Kurdes, qui contrôlent une zone autonome dans le nord de la Syrie, ont annoncé vendredi un accord "global". Première conséquence : les forces et l'administration kurdes seront progressivement intégrées au sein de l'État syrien.
Des combattants des Forces démocratiques syriennes à Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, le 22 janvier 2026. © Delil Souleiman, AFP archives

Alors qu'un cessez-le-feu est toujours en cours entre Damas et les forces kurdes, les deux parties ont annoncé vendredi 30 janvier un accord "global" en Syrie. En vertu de celui-ci, les forces et l'administration kurdes seront progressivement intégrées au sein de l'État syrien.

L'envoyé spécial américain Tom Barrack a salué une "étape historique" peu après cette annonce, saluant les "pas courageux" effectués par les deux parties. Dans un communiqué sur X, le responsable américain a estimé que l'accord est une étape "historique dans le cheminement de la Syrie vers la réconciliation nationale, l'unité et la stabilité".

Les forces de sécurité de Damas vont se déployer dans deux villes contrôlées par les Kurdes, et les forces kurdes resteront regroupées au sein de trois brigades dans l'armée syrienne, selon l'accord.

Le texte de l'accord a été d'abord annoncé par les Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes), puis par la chaîne de télévision officielle syrienne.

Cet accord intervient après que les puissantes FDS ont subi un important revers face à l'armée syrienne, à laquelle ils ont dû céder de larges pans du nord et du nord-est de la Syrie.

Un coup porté aux espoirs d'autonomie des Kurdes

Les FDS se sont retirées vers leur bastion de Hassaké. Les forces kurdes contrôlent également la poche de Kobané, plus à l'ouest, séparée territorialement de la zone autonome.

Les nouvelles autorités islamistes, qui ont renversé Bachar al-Assad en décembre 2024, mettant fin à une longue guerre civile, sont déterminées à étendre leur autorité sur l'ensemble du territoire syrien.

Damas et les FDS avaient prolongé le 24 janvier pour 15 jours un cessez-le-feu et poursuivaient leurs discussions sur l'intégration des forces et de l'administration kurde au sein de l'État.

Selon le texte de l'accord, "les forces relevant du ministère de l'Intérieur vont entrer dans le centre des villes de Hassaké et Qamichli", les bastions kurdes.

L'accord porte un coup aux espoirs d'autonomie des Kurdes, qui avaient instauré une zone autonome dans le nord et le nord-est durant la guerre civile (2011-2024).

Avec AFP