
Le président américain Donald Trump participe à la 56e réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 21 janvier 2026. © Denis Balibouse,Reuters
Un discours très attendu. Donald Trump s'est exprimé mercredi 21 janvier à Davos où il participe au Forum économique mondial dans un climat rendu électrique par sa volonté d'annexer le Groenland au risque de faire éclater l'alliance transatlantique.
Le président américain participe au Forum pour la première fois depuis 2020. Il entend par ailleurs tenir plusieurs réunions sur le Groenland. Avant de quitter Washington, Donald Trump a raillé avec virulence les dirigeants européens opposés à ses convoitises sur le Groenland.
France 24 fait le point sur ce qu'il faut retenir de son allocution.
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Les Européens dans le viseur
"J'aime l'Europe, et je veux que l'Europe aille bien, mais elle ne va pas dans la bonne direction", a déclaré le président américain qui vient éprouver la résistance des Européens face à son projet d'acquisition du Groenland, un territoire autonome appartenant au Danemark.
"Le fait est qu'aucune nation ni groupe de nation n'est en position de pouvoir assurer la sécurité du Groenland en dehors des Etats-Unis. Nous sommes une grande puissance, beaucoup plus grande que ce que les gens comprennent. Je pense qu'ils l'ont découvert il y a deux semaines au Venezuela", a-t-il affirmé, reprochant aussi au Danemark de faire preuve d'"ingratitude".
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Promesse de ne pas utiliser "la force" au Groenland
Réaffirmant sa volonté de prendre le contrôle du Groenland, Donald Trump a écarté un possible usage de la force. "Les gens pensaient que j'utiliserais la force. Je n'ai pas besoin d'utiliser la force. Je ne veux pas utiliser la force. Je n'utiliserai pas la force", a déclaré le président américain.
Mais il ne démord pas de sa volonté d'acquérir le Groenland en dépit de la ferme opposition des pays européens, exigeant que des "négociations immédiates" s'ouvrent pour acquérir ce territoire autonome danois. "Nous voulons un morceau de glace pour protéger le monde et ils refusent de nous le donner", a-t-il martelé.
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Ukraine : à l'Europe et à l'Otan de "s'en occuper"
Donald Trump a jugé que c'était à l'Otan et à l'Europe "de s'occuper de l'Ukraine", et pas aux États-Unis.
"Qu'est-ce que les Etats-Unis retirent de tout ce travail, de tout cet argent, autre que mort, destruction et des sommes d'argent colossales qui vont vers des gens qui n'apprécient pas ce que nous faisons ? Ils n'apprécient pas ce qu'on fait, je parle de l'Otan, je parle de l'Europe. C'est à eux de s'occuper de l'Ukraine, pas à nous. Les Etats-Unis sont très loin, un grand et bel océan nous sépare. Nous n'avons rien à voir avec ça", a affirmé le président américain.
Donald Trump a néanmoins annoncé qu'il allait rencontrer son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky dans la journée à Davos. La présidence ukrainienne a plus tard déclaré que le président ukrainien se trouvait "à Kiev" et pas à Davos.
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Le Canada "existe grâce aux États-Unis"
Donald Trump a déclaré que son voisin canadien "existe grâce aux États-Unis", au lendemain du discours du Premier ministre Mark Carney évoquant la "fracture" de l'ordre mondial.
"Le Canada reçoit beaucoup de choses gratuitement de notre part, soit dit en passant. Il devrait aussi nous être reconnaissant, mais il ne l'est pas. J'ai regardé votre Premier ministre hier. Il n'était pas très reconnaissant. Les Canadiens devraient nous être reconnaissants", a déclaré le président américain, lui qui martèle depuis des mois vouloir faire du Canada le 51e Etat américain.
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Trump ironise sur le discours de Macron
Donald Trump a ironisé sur le discours d'Emmanuel Macron, prononcé la veille avec des lunettes de soleil en raison d'un problème oculaire, estimant que le président français a "joué le dur à cuire".
"Je l'ai regardé hier avec ces belles lunettes de soleil... Qu'est ce qu'il s'est passé ? Mais je l'ai vu joué le dur à cuire", s'est moqué le président américain.
Emmanuel Macron avait dit mardi préférer "le respect" et "l'état de droit" aux "brutes" et appelé à ne pas "perdre son temps avec des idées folles" dans son discours qui sonnait comme une réponse à la diplomatie de Donald Trump.
Avec AFP
