
Le dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong-un (au premier plan à droite), son épouse Ri Sol-ju (au premier plan à gauche) et sa fille Kim Ju-ae (au centre), en visite au mausolée des anciens dirigeants du pays, le 1er janvier 2026, à Pyongyang. © AP
Kim Ju-ae, la fille du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, a fait jeudi 1er janvier sa première visite au mausolée où reposent son grand-père et son arrière-grand-père, anciens dirigeants du pays, d'après les images du média officiel KCNA diffusées vendredi 2 janvier, consolidant sa place de successeure.
La Corée du Nord est dominée depuis 1948 par la dynastie Kim, également appelée "lignée Paektu", du nom d'une montagne sacrée qui est le berceau légendaire du peuple coréen et où, selon la propagande nord-coréenne, a vu le jour Kim Jong-il (grand-père de Kim Ju-ae) qui avait lui-même succédé à son père, Kim Il-sung (arrière-grand-père).
Les deux hommes, surnommés les "leaders éternels" dans la propagande d'État, sont inhumés au palais du Soleil Kumsusan, un vaste mausolée du centre-ville de Pyongyang.
Titre honorifique de "hyangdo"
Kim Jong-un s'y est rendu accompagné de hauts responsables, mais également de sa fille Kim Ju-ae, montrent les images de l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.
Cette jeune fille, dont l'âge n'est pas confirmé, a été vue au côté de son père à plusieurs occasions depuis sa première apparition en 2022. Les renseignements sud-coréens pensent qu'elle pourrait un jour lui succéder et devenir la quatrième génération au pouvoir de l'unique dynastie communiste au monde.
En 2024, les médias d'État nord-coréens avaient désigné Kim Ju-ae sous le titre très honorifique de "hyangdo" ("grande personne de conseil", en coréen), un terme généralement réservé au dirigeant ou à son successeur.
Avant 2022, la seule confirmation de l'existence de Kim Ju-ae était venue de l'ex-star américaine de la NBA Dennis Rodman. Il affirmait avoir rencontré une fille du dirigeant appelée Ju-ae au cours d'une visite en Corée du Nord en 2013.
Avec AFP
