
Uune marche de protestation contre la montée de l'extrême droite, à la suite d'une série d'incidents visant les minorités ethniques et les libéraux, à Zagreb, en Croatie, le 30 novembre 2025. © AP
Des milliers de personnes ont participé dimanche 30 novembre à une manifestation anti-fasciste à Zagreb, pour protester contre le révisionnisme sur le rôle de la Croatie pendant la Seconde Guerre mondiale et la montée des idées d'extrême droite.
Ces derniers mois le pays est confronté à une poussée des nationalistes d'extrême droite, qui a entraîné des incidents visant la minorité serbe.
La proclamation d'indépendance de la Croatie vis-à-vis de l'ex-Yougoslavie a déclenché une guerre (1991-1995) avec les Serbes locaux, soutenus par Belgrade, qui s'y opposaient. Un conflit qui a fait 20 000 morts.
"Les fascistes n'ont plus honte et ne se cachent plus", ont dénoncé dans un communiqué les organisateurs de la marche de dimanche, en appelant à résister à "la violence, le révisionnisme historique et l'intimidation".
"Nous avons un problème de renaissance large de l'idéologie oustachi", a expliqué un participant, Kristijan Kralj, étudiant en ingénierie électrique.
Trois manifestations similaires se sont tenues ce même jour dans des villes de la côte Adriatique.
L'État fantoche croate dirigé par le régime oustachi, qui avait comme objectif de renverser la monarchie et de contrer la prédominance serbe sur le royaume de Yougoslavie, avait été installé par Hitler et Mussolini en 1941.
Les oustachis (insurgés en croate, NDLR) ont persécuté et tué des centaines de milliers de Serbes, de Juifs, de Croates antifascistes et des Roms dans des camps de concentration pendant la Seconde Guerre mondiale.
Avec AFP
