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Les témoignages de nos envoyés spéciaux, le 21 janvier

Les envoyés spéciaux de FRANCE 24 en Haïti nous rapportent au jour le jour les informations qu'ils récoltent sur place.

21 janvier : Accélérer les opérations de secours

"Une sorte de retour à la vie "

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Les témoignages de nos envoyés spéciaux, le 21 janvier

Philippe Bolopion, envoyé spécial de FRANCE 24 à Port-au-Prince, jeudi 21 janvier à 16 heures (GMT+1), midi heure locale (GMT-5).

"Ce qui est spectaculaire, c’est un retour d’activité, une sorte de retour à la vie. A Port-au-Prince, on est très loin d’un retour à la vie normale, mais les gens reviennent dans la rue, il y a même des embouteillages. Les gens sont venus vider leur maison, la police haïtienne revient petit à petit dans la rue. Malgré le désordre, il y a peu de débordements, quelques mini-émeutes ici ou là. L’aide internationale commence à arriver, mais ce qui va nourrir les Haïtiens c’est le retour des petits commerces, que l’on voit ressurgir à certains coins de rues."

"Récupérer un peu de nourriture dans les décombres ne peut pas être considéré comme du pillage"

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Les témoignages de nos envoyés spéciaux, le 21 janvier

Philippe Bolopion, envoyé spécial de FRANCE 24 à Port-au-Prince, jeudi 21 janvier à 6 heures (GMT+1), minuit heure locale (GMT-5).

"L'objectif est d'accélérer les opérations de secours qui ne vont pas assez vite, comme l'a reconu Hilary Clinton, la secrétaire d'État américaine. Avec ces troupes supplémentaires, les forces américaines peuvent aider à sécuriser certains hopitaux ou bâtiments publics afin de les protéger des pillages, mais aussi à améliorer la distribution de nourriture.

Les gens ont tellement faim et soif que lorsque l'ONU essaie d'organiser des distributions de vivres, cela tourne souvent rapidement à l'émeute. Ils sont extrêmements énervés et se précipitent vers les camions de nourriture, obligeant l'ONU à quitter les lieux précipitamment.

Donc, s'il y a des soldats américains pour organiser cette distribution et assurer la sécurité, cela fonctionnera beaucoup mieux. Cette décision d'envoyer des renforts a été prise par le gouvernement américain, qui estime que l'aide est encore insuffisante et se déploie trop lentement, car les gens ont besoin d'aide tout de suite.

Si l'ONU reconnaît qu'il y a des incidents ponctuels et des scènes de pillage, parfois suivies de lynchages, elle souhaite néanmoins replacer ces évènements dans le contexte haïtien. S'il y avait des casques bleus dans un premier temps, c'est parce qu'il y avait déjà un problème sécuritaire avant le séisme.

Les Nations unies soulignent aussi que les gens sont désespérés, il ont faim et ils ont soif, et quand ils passent devant un magasin éventré pour récupérer un peu de nourriture afin de survivre, cela ne peut pas être considéré comme du pillage. C'est ce que ferait n'importe qui. Pour l'ONU, la population de Port-au-Prince s'est globalement comportée de manière très digne et très clame. Les quelques incidents ne reflètent pas la situation sécuritaire dans tout le pays."