
Un homme armé a tué au moins 13 personnes et en a blessé 25 autres dans un bâtiment universitaire du centre de Prague, a annoncé jeudi 21 décembre la police tchèque, affirmant que l'assaillant, un étudiant au sein de l'établissement, avait été "éliminé".
La fusillade s'est produite aux alentours de 15 h heure locale (14 h GMT) au sein de la faculté des sciences humaines, selon la correspondante de France 24. La chaîne de télévision privée Nova TV a fait état d'une explosion et d'un tireur sur le toit du bâtiment situé dans le centre historique de Prague.
BREAKING:
Reports of many killed in a mass-shooting at the Charles University of Prague, Czechia.
The pictures below show the shooter of the roof of the building and students trying to hide from him on a ledge high up in the air. pic.twitter.com/9K0ibvudGP
Le service des urgences de Prague a indiqué sur X qu'un "grand nombre d'unités ambulancières" avaient été déployées à la faculté, ajoutant que certains blessés se trouvaient dans un état critique et que le bilan humain était susceptible de s'accroître.
Le ministre de l'Intérieur, Vit Rakusan, a dit à la télévision publique que la présence d'"aucun autre tireur" n'avait été "confirmée" et a appelé la population à suivre les instructions de la police. Les forces de l'ordre ont bouclé la zone et demandé aux personnes habitant à proximité de rester chez elles. Le ministre a par ailleurs expliqué que la fusillade n'avait pas de lien apparent avec "le terrorisme international", lors d'une déclaration à la presse.
Âgé de 24 ans, l'assaillant était étudiant au sein de la faculté. Informée peu avant la fusillade du fait que le jeune homme voulait se suicider, la police s'est rendue à son domicile, à l'extérieur de la ville, où les agents ont découvert le cadavre du père de l'étudiant, explique la correspondante de France 24.
FLASH:
A student at Charles University in Prague opened fire inside a university building. Police say at least 15 were killed in the mass shooting.
This just confirms Hanke’s School Boy’s Theory of History: It’s just one damn thing after another.pic.twitter.com/4PuaUu7X2j
"Émotion" et "solidarité"
Le président tchèque s'est dit "choqué" par la fusillade meurtrière. "Je suis choqué par ces événements... Je voudrais exprimer mon profond regret et mes sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes de la fusillade", a déclaré Petr Pavel sur X (anciennement Twitter). Le président tchèque achève jeudi une visite de deux jours à Paris.
La Première ministre française, Élisabeth Borne, a exprimé "l'émotion" et "la solidarité" de la France après la fusillade meurtrière qui "a durement frappé le peuple tchèque" dans une faculté de Prague.
"J'ai échangé avec le président tchèque [Petr] Pavel, et je lui exprime à titre personnel, au nom de mon gouvernement, et je n'en doute pas, en notre nom à tous, mon soutien et ma solidarité", a-t-elle déclaré à l'Assemblée nationale.
La cheffe de la Commission européenne Ursula von der Leyen a elle aussi adressé à Prague un message de compassion.
"Je suis choquée par la violence insensée de la fusillade qui a coûté la vie à plusieurs personnes aujourd'hui à Prague. J'exprime mes plus sincères condoléances aux familles des victimes et au peuple tchèque dans son ensemble. Nous nous tenons à vos côtés et pleurons avec vous", a-t-elle écrit dans son message sur X.
Shocked by the senseless violence of the shooting that claimed several lives today in Prague.
I express my deepest condolences to the families of the victims and to the Czech people as a whole.
We stand and mourn with you.
Avec AFP