logo

À Bakhmout, le groupe Wagner veut céder ses positions aux troupes tchétchènes

Le chef du groupe paramilitaire Wagner a demandé samedi à l'armée russe l'autorisation de céder ses positions dans la ville de Bakhmout aux troupes tchétchènes. Un peu plus tôt, le ministère russe de l'Intérieur a indiqué que Zakhar Prilépine, célèbre écrivain nationaliste russe et soutien de l'offensive contre l'Ukraine, avait été blessé dans l'"explosion" de sa voiture en Russie et qu'une autre personne avait été tuée. Le fil de la journée du 6 mai.

Cette page n'est plus actualisée. Pour suivre notre couverture de la guerre en Ukraine, cliquez ici.

  • 20 h 12 : la Russie met en cause les États-Unis dans l'explosion qui a blessé l'écrivain russe Zakhar Prilépine 

La Russie a mis en cause samedi les Occidentaux et "au premier chef" les États-Unis pour leur responsabilité, selon elle, dans les "attentats terroristes" commis par l'Ukraine sur son territoire, après l'attaque à l'explosif contre la voiture de l'écrivain nationaliste Zakhar Prilépine.

"La responsabilité de cet attentat terroriste et d'autres repose non seulement sur les autorités ukrainiennes mais aussi sur leurs parrains occidentaux, au premier chef les États-Unis", a affirmé dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères, ajoutant que "le silence des organisations internationales concernées est inacceptable"

  • 19 h 20 : six démineurs ukrainiens tués par des tirs russes

Six Ukrainiens ont été tués par des tirs russes samedi alors qu'ils participaient à une opération de déminage dans la région de Kherson, dans le sud du pays, ont annoncé des officiels ukrainiens.

"Six de nos spécialistes ont été tués" a indiqué le Service de secours d'urgence du pays, ajoutant qu'ils avaient été "victimes de tirs alors qu'ils effectuaient des opérations de déminage dans la région de Kherson".

  • 18 h 37 : le suspect arrêté après l'explosion qui a blessé l'écrivain russe Zakhar Prilépine a agi sur ordre de l'Ukraine, selon les enquêteurs

Les enquêteurs russes ont affirmé samedi que le suspect arrêté après l'explosion qui a blessé l'écrivain nationaliste russe Zakhar Prilépine et tué son chauffeur avait "agi selon les instructions" d'agents ukrainiens.

"Les enquêteurs de la commission d'investigation examinent l'implication d'Alexandre Permiakov dans la tentative d'assassinat contre Zakhar Prilépine", a déclaré cette commission, ajoutant que "durant l'interrogatoire, il a déclaré avoir agi selon les instructions des services spéciaux ukrainiens".

  • 17 h 04 : la Russie dit avoir abattu un missile balistique ukrainien au-dessus de la Crimée

Un haut responsable russe a affirmé samedi qu'un missile balistique ukrainien avait été abattu au-dessus de la Crimée annexée, un événement rare au moment où se profile une offensive des forces ukrainiennes.

"Les défenses antiaériennes ont abattu au-dessus de la République de Crimée un missile balistique tiré d'un système ukrainien Grom-2. Pas de destructions, ni de victimes", a indiqué sur Telegram Sergueï Aksionov, chef de la Crimée, installé par Moscou.

L'un de ses conseillers, Oleg Krioutchkov, a lui ensuite affirmé que deux missiles Grom-2 avaient été abattus, selon des informations mises à jour.

L'AFP n'a pas été en mesure de confirmer ces déclarations de source indépendante.

  • 14 h 59 : le groupe Wagner demande à Moscou de céder ses positions dans la région de Bakhmout aux troupes tchétchènes

Le chef du groupe paramilitaire Wagner a demandé samedi à l'armée russe l'autorisation de céder ses positions dans la ville ukrainienne de Bakhmout aux troupes du dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov, pour protester contre un manque de munitions.

"Je vous demande d'émettre un ordre de bataille sur le transfert, avant minuit le 10 mai, des positions du groupe Wagner aux unités du bataillon Akhmat dans la localité de Bakhmout et ses environs", a déclaré Evguéni Prigojine, dans une lettre publiée par son service de presse adressée au ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.

Le chef de Wagner précise faire cette demande "en raison d'une longue pénurie de munitions", accusant l'état-major de ne lui avoir fourni que 32 % des munitions demandées depuis octobre dernier. Vendredi, Evguéni Prigojine avait menacé de retirer la semaine prochaine ses troupes de la ville de Bakhmout, épicentre des combats dans l'est de l'Ukraine.

Sur Telegram, le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov a ensuite affirmé vendredi soir que ses combattants étaient prêts à occuper les positions russes dans la ville, si le groupe Wagner retirait effectivement ses unités. "Nos combattants sont prêts à s'avancer et à occuper la ville. Cela prendrait quelques heures", a assuré Ramzan Kadyrov, indiquant que ses troupes avaient déjà combattu aux côtés de celles de Wagner dans les villes ukrainiennes de Popasna, Severodonetsk et Lissytchansk, conquises par la Russie.

Samedi matin, Evguéni Prigojine, dans un message distinct, a remercié Ramzan Kadyrov pour sa proposition, assurant que Bakhmout, qui résiste aux assauts russes depuis l'été dernier, serait "prise sans aucun doute" par les troupes tchétchènes.

  • 13 h 39 : la Russie ouvre une enquête pour "acte terroriste" après l'explosion ayant blessé un écrivain russe, un suspect arrêté

Les autorités russes ont annoncé samedi avoir ouvert une enquête pour "acte terroriste" et arrêté un suspect après l'explosion ayant blessé en Russie un célèbre écrivain nationaliste, Zakhar Prilépine, soutien de l'offensive contre l'Ukraine.

Dans un communiqué, le Comité d'enquête a annoncé l'ouverture de cette investigation en précisant que le chauffeur de l'écrivain avait été tué dans l'attentat.

Pour sa part, le ministère de l'Intérieur a indiqué qu'un homme "qui pourrait être lié à l'explosion" avait été arrêté dans la région de Nijni Novgorod, où ont eu lieu les faits.

  • 13 h 36 : l'Ukraine dit avoir abattu pour la première fois un missile hypersonique russe Kinjal

L'Ukraine a indiqué samedi avoir abattu pour la première fois un missile hypersonique russe de type Kinjal lors de frappes menées par Moscou dans la nuit de mercredi à jeudi.

Le président russe Vladimir Poutine l'avait qualifié, lorsqu'il avait dévoilé le missile Kinjal en 2018, d'"arme idéale" car très difficile à intercepter pour les défenses adverses.

  • 13 h 12 : la Russie accuse l'Ukraine et l'Occident d'avoir fomenté une attaque "terroriste"

La Russie a accusé samedi les États-Unis, l'Otan et l'Ukraine d'avoir fomenté l'attaque "terroriste" contre l'écrivain nationaliste Zakhar Prilépine, blessé en Russie dans l'explosion de sa voiture.

"Washington, avec l'Otan, a nourri une nouvelle cellule de terrorisme international – le régime de Kiev", a réagi la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, sur Telegram. "Responsabilité directe des États-Unis et de la Grande-Bretagne. Nous prions pour Zakhar", a-t-elle ajouté.

  • 12 h 17 : l'écrivain Zakhar Prilépine blessé dans une "explosion"

L'écrivain nationaliste russe Zakhar Prilépine, soutien de l'invasion russe de l'Ukraine, a été blessé samedi dans l'"explosion" de sa voiture en Russie et une autre personne a été tuée, a indiqué le ministère de l'Intérieur, en pleine vague d'attaques touchant le pays.

"Selon des informations préliminaires, une personne a été tuée par l'explosion, et l'écrivain Zakhar Prilépine, qui se trouvait dans la voiture, a été blessé", a indiqué dans un communiqué le service de presse du ministère de l'Intérieur, précisant que l'incident a eu lieu dans la région de Nijni Novgorod.

  • 11 h 58 : les drapeaux ukrainiens finalement autorisés à Berlin aux célébrations de la fin de la Seconde Guerre mondiale

Un tribunal a annulé l'interdiction faite par la police de Berlin de déployer des drapeaux ukrainiens autour des trois monuments soviétiques de la ville pendant les célébrations de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

La police avait interdit aussi bien les drapeaux ukrainiens que russes pendant les célébrations, qui auront lieu le 8 mai, jour anniversaire de la capitulation de l'Allemagne nazie en 1945, mais aussi le 9 mai, jour de la fin de la guerre pour l'ex-Union soviétique, afin de permettre que "ces cérémonies du souvenir et le respect pour ces monuments soient préservés malgré l'actuelle guerre en Ukraine".

  • 11 h 42 : pas d'évacuation prévue d'employés de la centrale nucléaire de Zaporijjia, selon l'occupant russe

L'administration d'occupation russe de la centrale nucléaire de Zaporijjia, dans le sud de l'Ukraine, a assuré samedi qu'aucune évacuation des employés du site n'était prévue pour l'heure après l'annonce d'évacuations partielles dans la zone, en pleine crainte d'une offensive ukrainienne.

"Actuellement, il n'y a pas de nécessité d'évacuer les employés de la centrale et les habitants de la ville (d'Energodar, où est située la centrale, NDLR). Restez calme", a indiqué dans un communiqué Iouri Tchernitchouk, directeur du site nommé par les autorités russes.

  • L'essentiel de la journée du 5 mai

Evguéni Prigojine, le patron du groupe paramilitaire russe Wagner, a menacé de retirer ses combattants de la ville de Bakhmout en raison d'un manque de munitions, qu'il impute à l'armée sur fond de rivalité.

Par ailleurs, l'attaque présumée de drones ukrainiens contre le Kremlin cette semaine n'aurait pu avoir lieu sans que les États-Unis soient au courant, a affirmé le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, alors que Washington et Kiev ont nié toute implication.

Avec AFP et Reuters